Continué-je ou continuée-je

Bonjour,

Dans le cas suivant, on est dans un dialogue et la personne qui parle est une fille, le verbe est au présent donc pour faire l’inversion sujet-verbe ce n’est pas très commode. Il me semble que la forme suivante existe, cependant faut-il l’accorder ?

– Je me pose une question, continuée-je
ou
– Je me pose une question, continué-je (même si la personne qui parle est une fille ??)

Merci d’avance.

A Membre actif Demandé le 13 janvier 2016 dans Accords

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3 réponse(s)
 

Attention en priorité au temps ! La prononciation peut en effet être trompeuse (entre et -ai).
Exemples :
1. Présent
— Je m’en vais !  s’exclame-t-il.
— Reste là…! soupiré-je.
2. Passé simple
— Je m’en vais !  s’exclama-t-il.
— Reste là…! soupirai-je.

Il s’agit purement d’une inversion sujet-verbe. Le « é » est euphonique et ne caractérise pas un participe. Donc, aucune incidence du genre du sujet sur l’écriture…

Par ailleurs, la graphie « soupirè-je », plus conforme à la prononciation usuelle, est maintenant acceptée au même titre que « soupiré-je ».

Chambaron Grand maître Répondu le 13 janvier 2016

Bonjour,

Utilisez un  verbe n’appartenant au premier groupe.

Quel que soit son sexe le narrateur écrira :

Je veux que tu le fasses immédiatement, dis-je sur un ton péremptoire.

La postposition  du pronom je avec un verbe du premier groupe nécessite d’accentuer le e final pour des raisons d’euphonie.

Je pense ──► pensé-je ( ce é en dépit de l’accent aigu se prononce è )

« Je vais être obligée de … »  commencé-je en cherchant mes mots.

Ces tournures appartiennent exclusivement à la langue littéraire.

Remarque:

Cette « règle » s’applique aussi aux verbe du troisième groupe conjugués à l’imparfait du subjonctif

Coûtât-il tout le sang qu’Hélène a fait répandre,
Dussé-je après dix ans voir mon palais en cendre,
Je ne balance point, je vole à son secours. (Jean Racine, Andromaque, acte I, scène 4.)

Que ne puissé-je être alors une femme !

Ainsi qu’aux auxiliaires  être et avoir

Je ne renierai point mes principes, fussé-je le seul à les défendre.
Pourquoi eussé-je cru qu’Albertine n’aimait pas les femmes ? (Proust, À la recherche du temps perdu.)

 

czardas Grand maître Répondu le 13 janvier 2016

Merci pour vos réponses, claires et rapides ! Elles m’ont bien éclairé.

A Membre actif Répondu le 14 janvier 2016
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