Consœur, confrère

Répondu

Bonjour,

Je me souviens avoir lu plusieurs explications sur les termes consœur et confrère, mais j’ai besoin de confirmations et surtout de sources.

Il me semble qu’un homme ne peut appeler les personnes travaillant avec lui et ayant la même fonction que « confrères ». Qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes.
Donc, un médecin dirait : mon confrère Marcel Bideau et mon confrère Karine Boulanger.

Seule une femme pourrait utiliser le mot « consœur ».
Une femme médecin pourra dire : mon confrère Marcel Bideau et ma consœur Karine Boulanger.

Ai-je raison ? Pourquoi ? Est-ce toujours d’actualité ? Merci d’avance.

Renaud1974 Érudit Demandé le 23 juillet 2015 dans Question de langue

Savez-vous que votre formation en orthographe peut être financée à 100 % par votre CPF ?
Découvrez nos formations éligibles et ne vous posez plus jamais cette question ni tant d'autres !

3 réponse(s)
 
Meilleure réponse

Voici ce que dit le dictionnaire des difficultés de la langue française Larousse :
« Le féminin consœur ne peut se dire que « si la femme ou les femmes désignées sont considérées par rapport à une ou à plusieurs autres femmes de la même association » (Grevisse). Le docteur, madame Unetelle, fit appel à une consœur spécialiste.
Mais un médecin [homme] dira à [un docteur (femme)] : Mon cher confrère, mon confrère Madame Unetelle. »

Voici ce que dit Grevisse dans le Bon usage :
« Consœur  s’est dit d’abord des femmes considérées par rapport à d’autres femmes du même ordre religieux, puis de la même association. Aussi un homme, parlant d’une femme faisant partie de la même association que lui, écrivait :  Mon cher confrère et chère lectrice (Flaubert, Correspondances).
Cette distinction tend à disparaître aujourd’hui. L’Académie française ignore l’ancien emploi, qui reste pourtant possible (notamment entre religieuses), et ne parle que de “ membres d’une profession libérale pour désigner une femme exerçant la même profession ”. » (Le Bon usage, § 503).

Il est curieux que le dictionnaire des difficultés de la langue française Larousse, en citant Grevisse, soit en contradiction avec le Bon usage qui est aussi écrit par Grevisse.
Cela étant dit, on ne distingue plus aujourd’hui, comme l’écrit Grevisse dans le Bon usage et comme semble l’indiquer l’Académie française, une femme ou un homme s’adressant à une femme de la même profession libérale, elle dira ou il dira Ma chère consœur, c’est ce qui se pratique maintenant entre professionnels..
Cependant, certains médecins, par exemple, attachés à la tradition, pourront s’adresser à une femme docteur en disant Mon cher confrère, c’est tout à fait admis, bien qu’il faille sans doute évoluer vers l’usage.

jean bordes Grand maître Répondu le 23 juillet 2015

Les dictionnaires, même les plus fouillés, ne me semblent pas être explicites sur ce point précis.

J’ai en revanche trouvé dans des textes très formels d’académiciens, des illustrations tendant à montrer qu’un homme peut parler de sa consœur au sein d’une confrérie, l’Académie en l’occurrence.
Le lien ci après vous permet d’accéder aux différentes citations : http://www.academie-francaise.fr/search/node/consoeur
Cela devrait vous permettre de trancher sereinement…

Chambaron Grand maître Répondu le 23 juillet 2015

Il semble que vous ayez raison,
Voici ce que dit le CNTRL :
Au féminin,  on dit consœur quand il s’agit d’une ou plusieurs femmes considérées par rapport à une ou plusieurs femmes de la même association. Mais on dit mon ou ma confrère quand il s’agit d’un membre (femme) appartenant à une confrérie comprenant des hommes et des femmes (cf. Grev. 1964, § 264).

joelle Grand maître Répondu le 23 juillet 2015
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.