concordance des temps

Bonjour,

Dans la phrase suivante,
« Elle l’a fait en participant au combat politique qui déplaça les négociations vers… »
j’hésite sur le temps utilisé pour le verbe « déplacer », « qui déplaça.. » est-elle bien la proposition subordonnée? Or passé simple et passé composé sont incompatibles entre principale et subordonnée?
Merci beaucoup,

pivot86 Amateur éclairé Demandé le 21 mars 2017 dans Conjugaison

Savez-vous que votre formation en orthographe peut être financée à 100 % par votre CPF ?
Découvrez nos formations éligibles et ne vous posez plus jamais cette question ni tant d'autres !

3 réponse(s)
 

Bonjour,

Qui déplaça les négociations vers … est une proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif ─ qui─ qui la relie à son antécédent ─ combat politique.

La proposition relative permet de compléter un nom ou un pronom appartenant à la proposition principale et que l’on appelle son antécédent. Elle apporte des informations sur ce nom ou ce pronom, tout comme pourrait le faire un adjectif épithète ou un complément du nom. Elle est une expansion du groupe nominal.

Par exemple :

Nous avons vendu la maison.
Nous avons vendu la maison qui appartenait à mon père.
La proposition relative apporte suffisamment d’informations sur l‘antécédent maison pour que l’on puisse l’identifier.

Cette même information aurait pu être apportée

─ par un adjectif épithète : Nous avons vendu la maison paternelle.
─ par un complément du nom : Nous avons vendu la maison de mon père.

Il ne faut donc pas confondre un pronom relatif avec une conjonction de subordination.

La phrase que vous proposez est donc correctement écrite.

czardas Grand maître Répondu le 21 mars 2017

Pour répondre à votre question sur le temps, le passé simple est en effet d’un emploi littéraire. La langue courante ou professionnelle préfère le passé composé et s’y tient pour la cohérence.
« Elle l’a fait en participant au combat politique qui a déplacé les négociations vers… »

joelle Grand maître Répondu le 21 mars 2017

Bonjour pivot86,

La subordonnée (« qui déplaça… ») dépend du verbe « participer » au participe présent.

Le participe présent exprime en général une action qui s’accomplit en même temps que l’action exprimée par le verbe qui l’accompagne (« a fait »).
Mais le contexte, insuffisamment développé ici, peut laisser penser que l’action de « participer » a lieu à une époque postérieure et pourrait s’être déroulée dans le passé ou même le présent !

La concordance des temps dépend du rapport dans le temps entre les actions de la principale et de la subordonnée.
Si l’action de « participer » se déroule dans le passé, il faut alors savoir si l’action de « déplacer les négociations… » est bien simultanée et dans ce cas on choisira le passé composé (à la place du passé simple, en raison de l’utilisation du passé composé pour « elle l’a fait ») ou l’imparfait.

Le passé simple est généralement remplacé par le passé composé dans le langage oral, mais il garde sa place à l’écrit. Dans ce cas il convient de choisir d’écrire au passé composé ou au passé simple et de conserver ce choix tout au long du récit.

Elle l’a fait en participant au combat politique qui a déplacé les négociations vers…

ou Elle le fit en participant au combat politique qui déplaça les négociations vers…

PhL Grand maître Répondu le 21 mars 2017
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.