certains de ses semblables ?

Répondu

« Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément y servirait si seulement on l’empilait avec de ses semblables ; »

« …avec de ses semblables ; » ?

Cela me paraît incorrect, mais si j’écrivais « …avec ses semblables ; », je crois que ça voudrait dire « avec tous ses semblables ».

Je voudrais dire : « …avec d’autres pierres » sans répéter le mot « pierre » et si possible en employant le mot « semblables ».

Si « …avec de ses semblables ; » est correct, je garderai cette forme.

« …certains de ses semblables » me paraît affreusement laid.

Je cherche une solution, pourriez-vous m’aider à en trouver une qui soit à la fois élégante et correcte ? Merci d’avance.

Nonobstant Amateur éclairé Demandé 6 jours auparavant dans Question de langue
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7 réponse(s)
 
Meilleure réponse

La forme ne va pas sans le sens, Nonobstant et ma remarque suivait votre précision ci-dessus : « Si j’attribue à une pierre, objet inanimé, la « faculté » de faire ceci et cela, c’est parce que plus bas je confronte les « facultés » d’une pierre avec les facultés des Hommes.  »
Je vous ai dit d’emblée que l’emploi de « y » est ici correct mais ambigu, à la première lecture du moins.
Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément y servirait si seulement on l’empilait avec de ses semblables
Je vous propose :


Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément servirait à cette tâche/ à le faire/ à cela si seulement on l’empilait avec de ses semblables.


Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément  c’est ce qu’elle peut faire/elle le fera à coup sûr si seulement on l’empile avec de ses semblables .

Je tiens à vous affirmer que je ne me vexe pas aussi facilement. Je ne me sens pas remise en cause dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec moi ou conteste un tant soit peu mes propos.

Tara Grand maître Répondu 1 jour auparavant

Merci pour votre réponse, Tara. Suite à votre remarque, j’ai remplacé le « y » du segment de phrase au sujet du mur (« …y servirait ») et de celui à propos de l’œuf (« …y contribuera »). J’ai retenu votre proposition : « …servirait à cette tâche ». Ce qui donne ceci :

« Une pierre a la faculté de rester en place, et restera bel et bien immobile, si personne ne viendra la soulever ; la faculté de rouler, et roulera en effet, à condition d’être propulsée ; celle de défoncer un crâne, et le défoncera sans remords, si quelqu’un en cognera un avec ; de contribuer à la formation de la coquille d’un œuf, et si une poule l’avalera, c’est sans se faire prier qu’elle contribuera à tel prodige ; la faculté de servir à l’édification d’une muraille, et assurément servirait à cette tâche, si seulement elle se faisait agglutiner à des compagnes ; de rendre tangibles les mimiques orageuses d’une déesse démiurgique, et nul doute qu’elle nous les ferait palper, pour peu qu’un sculpteur l’élise ; la faculté de faire achopper un promeneur, et avec un soupçon de veine, le fera formidablement bien chanceler, si celui-ci ne sera suffisamment alerte ; et tant de compétences encore. Car oui, son potentiel de pierre, la pierre en fait usage, elle l’exploite intégralement. Et la pierre est, pour cette raison, une structure digne de mon estime. Mais l’Homme, l’Homme se gâche. Il offense éhontément le potentiel dont il est le détenteur. Voyez tout ce qu’une pierre est capable d’être avec le peu qu’elle a pour elle, par rapport au peu que l’Homme sait se faire devenir malgré ses infiniment majeures prédispositions… » — Ce paragraphe se poursuit sur une page et demie pour étayer cette affirmation.

Heureux de vous savoir vexée en rien… Il m’est arrivé d’avoir affaire à des personnages remarquablement susceptibles, et je ne suis pas en mesure d’interpréter un langage corporel que je ne puis voir.

1 jour auparavant.
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Des pierres empilées permettent d’ériger un mur.
Empilées, des pierres constituent un mur. 
D’autres pierres, d’autres pierres semblables apparaissent u peu superflus…mais c’est peut-être trop sec. Il faut du contexte, c’est un manuel de maçonnerie ? 

joelle Grand maître Répondu 6 jours auparavant
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Nonobstant a écrit :
Je voudrais dire : « …avec d’autres pierres »
 sans répéter le mot « pierre » et si possible en employant le mot « semblables ».

Qu’à cela ne tienne !  Il n’est pas nécessaire de répéter pierres , et l’on peut employer semblables.  Autres semblables est correct.

Le Bon usage actuel emploie assez souvent  « et  autres semblables ». Voici un ex. parmi d’autres (§ 949) : Les participedit, dû, cru, pu, voulu, permis, pensé, prévu et autres semblables restent invariables lorsqu’ils… « 

Alors pourquoi ne pas écrire selon votre souhait : Une pierre peut servir à l’érection d’un mur, et assurément elle y servirait si seulement on l’empilait avec  d’autres semblables ?  Puisque vous avez la bénédiction de Grevisse et  de Goosse.

 

Prince Grand maître Répondu 6 jours auparavant

Parce que dans la totalité de la phrase, c’est un peu long. Mais on ne connaît pas le contexte.

6 jours auparavant.
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Merci, Prince. Ce qui donnerait :

« (…) ; la faculté de contribuer à la formation de la coquille d’un œuf, et si une poule l’avalera, c’est sans se faire prier qu’elle y contribuera ; la faculté de servir à l’édification d’un mur, et assurément y servirait si seulement elle se faisait entasser avec d’autres semblables ; la faculté de faire achopper un promeneur, et avec un peu de veine, le fera formidablement bien chanceler si celui-ci ne sera pas suffisamment alerte. »

Mais je me demande s’il ne serait pas plus élégant d’écrire simplement : « …si seulement elle se faisait entasser avec d’autres ; ». Comprendrait-on : « d’autres pierres » ? Le déduirait-on ?

Et Tara a judicieusement soulevé le problème du « y », qui maintenant me tracasse. Est-ce que cela vous choque, ce « y » dans « qu’elle y contribuera » et « assurément y servirait » ? Si oui, que mettre à sa place ?

Nonobstant Amateur éclairé Répondu 6 jours auparavant
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La forme ne va pas sans le sens, Nonobstant et ma remarque suivait votre précision ci-dessus : « Si j’attribue à une pierre, objet inanimé, la « faculté » de faire ceci et cela, c’est parce que plus bas je confronte les « facultés » d’une pierre avec les facultés des Hommes.  »
Je vous ai dit d’emblée que l’emploi de « y » est ici correct mais ambigu, à la première lecture du moins.
Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément y servirait si seulement on l’empilait avec de ses semblables
Je vous propose :


Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément servirait à cette tâche/ à le faire/ à cela si seulement on l’empilait avec de ses semblables.


Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément  c’est ce qu’elle peut faire/elle le fera à coup sûr si seulement on l’empile avec de ses semblables .

Je tiens à vous affirmer que je ne me vexe pas aussi facilement. Je ne me sens pas remise en cause dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec moi ou conteste un tant soit peu mes propos.

Tara Grand maître Répondu 1 jour auparavant
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Une pierre a la faculté de servir à l’érection d’un mur, et assurément y servirait si seulement on l’empilait avec de ses semblables

« Y servirait » me pose problème même si grammaticalement correct : ambiguïté avec le « y » pronom adverbial de lieu.
faculté : ensemble des fonctions physiologiques et mentales dont l’exercice manifeste l’équilibre de l’être (TLF)
Le mot ne convient pas à un objet.
Je vous propose ceci :
Une pierre peut servir à l’érection d’un mur mais seulement dans un empilement avec d’autres de ses semblables.

Tara Grand maître Répondu 6 jours auparavant
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Joëlle – Non, c’est un propos d’ordre philosophico-poétique. Et voici le début du paragraphe au sein duquel s’inscrit cette phrase :

« Une pierre a la faculté de rester en place, et restera bel et bien en place si personne ne viendra la pousser ou la soulever ; la faculté de rouler, et roulera en effet quand elle sera propulsée ; de défoncer un crâne, et le défoncera sans conteste si quelqu’un en cognera un avec ; la faculté de contribuer à la formation de la coquille d’un œuf, et si une poule l’avalera, c’est sans se faire prier qu’elle y contribuera ; la faculté de servir à l’édification d’un mur, et assurément y servirait si seulement on l’empilait avec de ses semblables ; la faculté de faire trébucher un promeneur, et avec un peu de veine, le fera formidablement bien trébucher si celui-ci ne sera pas suffisamment alerte. Car oui, son potentiel de pierre, la pierre en fait usage, elle l’exploite intégralement. Et la pierre est, pour cette raison, une structure digne de mon respect. Mais l’Homme, l’Homme se gâche. Il offense le potentiel dont il dispose. L’Homme… » etc., le paragraphe est encore long.

Tara – Oui, en effet, l’emploi de cet « y », deux fois (« et assurément y servirait » mais aussi, précédemment, « c’est sans se faire prier qu’elle y contribuera ») est sujet à caution… Mais je ne vois pas par quoi le remplacer…

Tara – Si j’attribue à une pierre, objet inanimé, la « faculté » de faire ceci et cela, c’est parce que plus bas je confronte les « facultés » d’une pierre avec les facultés des Hommes. Je compare tout ce qu’est capable de « réaliser » une pierre avec le peu qu’elle a pour elle, par rapport au peu que les Hommes savent accomplir malgré leurs infiniment plus importantes aptitudes. D’où cette humanisation, qui me paraît être ici utile. Je tiens par conséquent à conserver ce terme.

Nonobstant Amateur éclairé Répondu 6 jours auparavant

Désolée de n’avoir pas saisi le fond de votre pensée Nonobstant.

6 jours auparavant.

Il y a peu de chances de comprendre le fond de ma pensée sans pouvoir lire ce paragraphe dans sa totalité, Tara… Mais si je ne m’abuse, sans offense, il s’agit ici d’une communauté consacrée au raffinement de la forme d’une pensée, et non de son fond. Je crois avoir fourni suffisamment de contexte pour nous permettre de chercher, tous ensemble, un remède à ma perplexité. En l’occurrence, suite à votre excellente remarque sur la présence possiblement injustifiée d' »y » dans deux segments de l’une de mes phrases, j’aimerais que vous m’indiquiez une option pour les remplacer, ou que vous ayez la gentillesse de m’assurer que leur utilisation dans tels cas (« et assurément y servirait » et, précédemment, « c’est sans se faire prier qu’elle y contribuera »), même s’ils ne se substituent pas à des indications spatiales, est correcte. Je suis bien intentionné et ne voudrais d’aucune manière vous vexer, mais plutôt continuer à bénéficier de votre bienveillante supervision.

6 jours auparavant.
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