cauchemarDer, abriTer, verrglaCer

 

Bonjour,
J’aimerais savoir pourquoi on a un « cauchemar » sans D, et le verbe « cauchemarder » avec un D. De même pour « abri » et « abriter » ? Et, pourquoi le S se transforme en C dans « verglas » qui devient « verglacer » ?En l’attente de votre réponse,
Cordialement,

Merci beaucoup

 

 

francais Grand maître Demandé le 22 janvier 2021 dans Question de langue
4 réponse(s)
 
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Il existait abrier (ce verbe existe toujours en Normandie). Il semble que l’on soit passé de abrier à abriter. C’est l’avis de certains en tout cas. Mais pourquoi ? Pour la même raison que pour cauchemarder ?

Quant à verglas, il vient, à moment donné, de verre  et de glas, qui  avait une autre forme : glace.  Verreglas ==>  Verglas ;

verreglace ==> Verglacer. 

Prince Grand maître Répondu le 22 janvier 2021

Pour cauchemar, ce serait l’ajout d’un d euphonique (cf. le Wiktionnaire). On trouve cette explication dans plusieurs autres  sites, dont un qui est excellent.
Cauchemarrer  aurait-il fait peur ?!

Prince Grand maître Répondu le 22 janvier 2021

En effet, les mots au sein de ces familles ne sont pas orthographiés  de façon identique alors que généralement il peut y avoir une cohérence (on peut se référer à un mot de la même famille pour les finales muettes). Il faudrait retrouver l’histoire de chaque mot car chaque mot a une évolution propre ; comme vous le voyez, il n’y a pas de règle générale ni une explication globale qui fixerait un quota d’exceptions.

joelle Grand maître Répondu le 22 janvier 2021

Merci !

Et pendant que l’on est dans les anomalies françaises, si quelqu’un a une réponse pour celle-ci, merci :

Le nombre « dix » finit par un X que l’on prononce tel un S, mais dans une « dizaine » le X se transforme en Z que l’on prononce Z et enfin, un « dixième » contient bien par un X, mais se prononçant Z.  Pourquoi ?

francais Grand maître Répondu le 22 janvier 2021

dix :
Du latin dĕcem (« dix »), issu du proto-indo-européen *déḱm̥t. Il donne dis en ancien français là où on attendrait normalement *diz (→ voir vocem → voiz). Dis est sans doute analogique de sis (du latin sex). De même, la graphie moderne dix est analogique de six, « justifiée » par sex.

le 22 janvier 2021.
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