auteure ou autrice ?

Répondu

Bonjour,

je vois de plus en plus le mot « autrice », qui me choque. Je suis allée voir dans le dictionnaire, où j’ai trouvé « auteur, auteure » et je trouve cela beaucoup plus cohérent.

En effet, on dit rédaction/rédacteur/rédactrice, édition/éditeur/éditrice, lecture/lecteur/lectrice, audition/auditeur/auditrice, mais il y a toujours un T.
Or le mot « auteur », en dépit de son T, n’est pas construit de cette façon et je le vois plutôt comme professeur/professeure…

Merci de vos éclaircissements.

Au Canada, le mot « auteure » est déjà en usage, comme procureure, professeure…

« Le linguiste Bernard Cerquiglini, par exemple, est de ceux à avoir accepté le mot «auteure». «Cette invention québécoise datant du début des années 2000 me semble très bien. On trouve ce suffixe dans les mots «supérieure», «prieure», «professeure», etc. La terminaison en «-eure» ne s’entend pas à l’oral, le terme paraît donc moins agressif qu’«autrice». »

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2018/03/07/37002-20180307ARTFIG00093-auteure-autrice-ecrivaine-quelle-orthographe-employer.php

le 9 juin 2019.
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Bonsoir,

Pour l’Académie, auteure n’existe pas. N’existe, pour elle,  que le vocable auteur, nom masculin. Ne lui en déplaise, le Larousse en ligne et d’autres dictionnaires ont enregistré auteur et auteure.  De plus, comme l’indique  le Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, grades, etc., précise    p. 25 : 

« Remarque 1 : Pour les termes auteur, docteur et pasteur, les
formes morphologiquement régulières et attestées en -trice ou
en -oresse (autrice, aut(h)oresse, doctrice, pastoresse) ne sont
plus acceptées aujourd’hui. On conservera la forme identique
au masculin, avec le choix d’ajouter ou non un -e à la finale,
comme pour assesseur, censeur, etc. : une auteur(e), une docteur(e), une pasteur(e). Il va de soi que les féminins en -esse encore en usage sont toujours admis : une doctoresse. » (C’est moi qui ai souligné.)

Personnellement, j’écris auteure, comme je l’ai fait ici très récemment (« Prince : sa vie, son oeuvre » – comme l’a dit récemment et gentiment Kathy ici !). 

 

Prince Grand maître Répondu le 9 juin 2019

Personnellement, je trouve votre réponse très intéressante, vraiment.
Et vous savez bien que mes remarques sont toujours bienveillantes, car j’ai de l’estime pour vous.
Soyez gentil de ne pas faire de faute d’orthographe à mon prénom, ça me ferait plaisir.

le 10 juin 2019.
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Je suis d’accord avec vous « autrice » ne se dit pas !
Une femme est « auteur » et éventuellement « auteure », que personnellement je trouve très laid.

CATHY LÉVY Grand maître Répondu le 9 juin 2019

Bonjour Cathy, content de te retrouver.

Mais si, le féminin autrice, quoiqu’assez rare, peut s’employer.

Ce féminin, comme celui d’instituteur, se termine par -trice, car il n’existe pas de verbe correspondant au nom, c’es l’une des règles de féminisation des noms.

Cependant, on peut, bien sûr, accepter auteure, mais on n’applique pas la règle.

le 9 juin 2019.

Contente de te retrouver également, Jean.
Merci de cette précision, j’ignorais l’emploi de « autrice« , probablement parce qu’il est rare justement.
C’est précisément lors de la réforme de l’orthographe qu’a été proposé « auteure« , dans le cadre de la féminisation de certains métiers. L’Académie a d’ailleurs beaucoup lutté avant d’admettre ces formes.
Je ne sais pas pourquoi, ces formes féminisées me font un peu mal aux yeux (et à la langue).

le 10 juin 2019.
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Bonjour,

Le terme autrice est plus ancien que son équivalent moderne, auteure. Il désigne une femme qui a écrit un ou plusieurs ouvrages. Autrice est un terme peu utilisé cejourd’hui (= aujourd’hui) 🙂 mais est tout à fait correct et il est mentionné dans la féminisation des noms de métiers. Personnellement, autrice ne me choque pas ; on dit bien une actrice et non pas une acteure. En conclusion, les deux sont possibles, autrice et auteure.

Bonne soirée.

Tony Grand maître Répondu le 9 juin 2019
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En fait, la forme féminine se termine par –trice quand, en particulier, il n’existe pas de verbe correspondant au nom (agriculteur, aviateur, instituteur, recteur…)

Donc autrice comme féminin d’auteur apparaît tout à fait logique.
Cependant, on peut lui préférer auteure pour des raisons euphoniques. Mais alors que faire de préfète ?

Enfin, pour ma part, je dis toujours un auteur, l’auteur Madame Veil… ou Madame Veil, auteur,…

jean bordes Grand maître Répondu le 9 juin 2019

Merci, Jean Bordes,
juste un mot pour signaler que le message est arrivé deux fois.

le 9 juin 2019.
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Un article intéressant sur le féminin des noms de personnes en « eur » :

https://www.druide.com/fr/enquetes/feminin-des-noms-de-personnes-en-eur

Dont la citation :
« Pour auteur, le féminin autrice est de formation régulière, mais ce n’est qu’en Suisse qu’il a été recommandé, à côté d’une auteur. En France et en Belgique, on propose une auteur ou une auteure. Cette dernière forme est préférée au Québec. »

Myrtille Maître Répondu le 9 juin 2019
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Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.