Analyse logique

Répondu

Bonsoir,

C’est vrai qu’il y a une loi qui dit qu’on peut dire c’est devant un nom au pluriel ?

Merci.

reine25 Amateur éclairé Demandé le 26 octobre 2019 dans Question de langue
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Bonjour,

Il y a un texte juridique qui indique que l’usage admet c’est devant un nom pluriel. Il s’agit d’un arrêté ministériel du 28 décembre 1976 (texte dit « arrêté Haby », relatif aux tolérances grammaticales et orthographiques, paru au Journal officiel de la République française en février 1977). Il concerne certains concours et examens. J’en ai déjà parlé ici. Il est encore en vigueur, et certaines grammaires, comme la Grammaire méthodique du français, en font état.

Prince Grand maître Répondu le 27 octobre 2019

Ce point n’est pas si tranché.

Banque de dépannage linguistique – C’est et ce sont

On voit que « c’est » est parfois toléré devant un pluriel, parfois recommandé (devant une énumération ou lorsqu’il est couplé avec « que »…).

Voici ce qu’en dit l’Académie :
C’est, suivi d’un nom au pluriel ou d’un pronom autre que personnel, s’accorde avec celui-ci. Toutefois le singulier se rencontre parfois à l’écrit, particulièrement dans les cas suivants :

– lorsque singulier et pluriel sont identiques pour l’oreille : Ce n’était pas des mensonges ;

– lorsque ce reprend un nom ou un pronom au singulier qui le précède : Le monument qu’on aperçoit, c’est les Invalides ;

– lorsque l’attribut, également appelé complément du présentatif, est formé de plusieurs noms coordonnés dont le premier au moins est au singulier : C’est le chocolat et les bonbons que préfèrent les enfants. Mais le pluriel est obligatoire quand l’attribut multiple développe un pluriel ou un collectif qui précède : Il y a cinq continents, ce sont…

Dans tous ces cas cependant, le pluriel est de meilleure langue.

Le singulier est obligatoire dans certains cas :

– quand le verbe est suivi de nous, vous : C’est vous tous qui avez décidé ;

– dans l’indication de l’heure, d’une somme d’argent, etc., lorsque l’attribut de forme plurielle est pensé comme un tout, comme une quantité globale : C’est onze heures qui sonnent ;

– quand le pronom en est intercalé dans l’expression : Je voulais vous rapporter des pleurotes, mais je ne sais si c’en est.

Tara Grand maître Répondu le 27 octobre 2019

…et d’ailleurs absolument impossible avec « nous » ou  « vous ».

L’Information grammaticale n°96 :
L’ ancien français conjuguait à toutes les personnes le verbe « être » et considérait le démonstratif comme un attribut : ce sui(s)-je, ce es tu, ce est il, ce sommes nous, ce estes vous, ce sont il(s).
C’est en moyen français que c’est moi  c’est nous, ce sont eux viennent durablement concurrencer ce suis je, ce sommes nous, ce sont ils. En effet en ancien français « ce » était attribut puisque le pronom sujet était post-posé. Or, progressivement, en raison de sa position, on a interprété « ce » comme le sujet de « être » et non plus l’attribut. Le verbe s’est donc figé à la 3ème personne.
En outre J. Damourette et E. Pichon considèrent l’accord du pluriel « ce sont » comm eun reste bâtard de l’ancien français maintenu artificiellement par des raisonnements creux de puristes.
[…]
Pour ce qui concerne le nombre, on constate une certaine flexibilité. La  variation est facultative et son absence signale la tendance à la lexicalisation de la locution.

le 27 octobre 2019.

C’est une loi ou ce sont de mauvaises habitudes ?

joelle Grand maître Répondu le 27 octobre 2019
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Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.