Accord avec (type, genre, forme) / elle s’estusé(e) à ou dele croire

Répondu

Bonsoir,
J’ai deux questions à soumettre.

1. On n’accorde pas le complément des noms du genre (type, espèce, forme etc.) quand il s’agit d’un complément abstrait même si le nom est au pluriel selon BDL.
On écrira donc :
– Il y a deux types d’humour (humour est abstrait)
– Il y a deux types de voitures (voiture est concret)
– Il y a deux types d’incapacité(s). (incapacité est-il abstrait ou concret) ?
Plus précisément, comment reconnait-on un complément abstrait ou concret ? On dit qu’un complément abstrait est indénombrable. Mais on peut bien compter (un humour, deux humours etc.)

2. Hanse écrit ces deux phrases dans « le Bon Usage ». Dans la seconde, il s’agit d’un complément indirect selon lui. Pourtant ces deux phrases ont la même construction.
– Elle s’est refusée à le croire
– Elle s’est refusé de le croire
De ce fait, on écrirait :
– Elle s’est refusée à donner une consigne de vote
– Elle s’est refusé de donner une consigne de vote
Mais qu’est-ce qui change entre la préposition « à » et « de » ?

Merci pour vos réponses

Tony Grand maître Demandé le 5 avril 2018 dans Accords

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1 réponse(s)
 
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Bonjour Tony,

1) vous avez posé la bonne question (ou plutôt donné la bonne réponse), le caractère dénombrable ou non  d’une chose concrète ou abstraite résulte du fait qu’on peut la compter ou non. Mais parfois un même mot peut être employé des deux façons, par exemple incapacité : c’est au départ une notion abstraite, non dénombrable (l’incapacité à faire quelque chose), mais on peut parler d’une incapacité dans un sens plus matériel comme du certificat délivré par un médecin (suite à cette agression, il s’est vu délivrer une incapacité de travail — permanente ou temporaire, partielle ou totale : il y a plusieurs types d’incapacités). Dès lors vous pouvez selon le cas décider selon le contexte s’il y a lieu d’utiliser plutôt le singulier ou le pluriel.

2) si Hanse la mentionne, c’est qu’elle a dû exister un jour mais aujourd’hui la formulation se refuser de n’est plus employée, d’ailleurs elle n’est mentionnée ni par le Petit Larousse ni par le Petit Robert qui tous les deux ne connaissent que se refuser à (elle s’est refusée à), ce qui simplifie le problème… 🙂

ChristianF Grand maître Répondu le 6 avril 2018

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