RE: Participe présent / gérontif
Bonsoir.
Voici une phrase :
« Kyle accéléra sa course en se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling. »
Dans mon esprit, il se félicite de son entrainement ce qui lui permet d’accélérer sa course (pour poursuivre quelqu’un).
Ma femme corrige en faisant sauter le « en » :
« Kyle accéléra sa course, se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling. »
Je note qu’on pourrait aussi écrire :
« Kyle accéléra sa course tout en se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling »
Mes questions :
1°/ Parmi ces 3 formes, y en a-t-il une fautive ?
2°/ Sont-elles équivalentes ?
3°/ Si oui au 2°/ faut-il en privilégier une et pourquoi ?
Merci de votre éclairage.
Ce qu’écrit Ouatim est intéressant mais ne me semble pas complètement exact.
– Tout devant un gérondif a une valeur progressive (plutôt que d’opposition). Il y a insistance sur le temps qui s’écoule.
Tout en discutant, ils arrivèrent sans s’en rendre compte devant chez eux.
– je ne vois pas de raison d’employer un temps composé spécialement pour accompagner un gérondif.
Dans l’exemple donné, le présent a une valeur itérative (habitude). Le plus que parfait n’est pas approprié
Cette présentation du gérondif chez Wikipédia me semble claire :
Le gérondif a un double sens : verbe et adverbe. Comme l’adverbe, le gérondif a une fonction de complément circonstanciel. En tant que verbe, il donne des fonctions spécifiques à d’autres éléments de la phrase. Il est utilisé pour indiquer la simultanéité d’un fait qui a lieu dans le cadre d’un autre fait.
- Exemple : « En rentrant, j’ai croisé mon voisin. »
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Kyle accéléra sa course en se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling
Gérondif : simultanéité
Kyle accéléra sa course tout en se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling
Gérondif : simultanéité + « tout » : valeur progressive
Kyle accéléra sa course, se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling.
Participe présent : Le rapport de cause peut être exprimé un peu plus clairement en inversant l’ordre des propositions :
Se félicitant du jogging qu’il pratiquait au quotidien en compagnie de Jyaling, Kyle accéléra sa course.
Mais il faut remarquer ceci : le rapport de cause n’est pas clairement exprimé, sans doute parce qu’il existait une vieille forme du gérondif, sans « en » : elle s’en va, pleurant et que le fait n°1 (se féliciter)n’est pas une cause évidente du n+2 (accélérer) comme ce serait le cas dans cet exemple : ils sont partis, craignant d’être découverts.
Ce qui nous ramène à ce que dit Joëlle que je cite : » Il ne suffit pas de juxtaposer les deux propositions pour exprimer un lien logique, sans autre contexte. » Le contexte est en effet important pour cet emploi précis du participe présent.
Vous précisez le lien que vous voulez exprimer entre les deux faits : « Dans mon esprit, il se félicite de son entrainement ce qui lui permet d’accélérer sa course. : un rapport de cause à effet. C’est donc le participe présent qui convient mais il faut que le contexte éclaire suffisamment le lien logique.
Ou alors écrivez :
Kyle accéléra, stimulé par la pensée qu’heureusement il pratiquait le jogging au quotidien…
Bonjour Tara,
Effectivement mon exemple marque une opposition, mais j’ai simplement écrit : « ..a priori pas de lien évident. »
Votre exemple va en ce sens d’ailleurs.
