RE: « Nommé d’après »
Bonjour à tous,
Je viens vous soumettre aujourd’hui une petite question de langue.
Je vois souvent l’expression « nommé d’après » (ex. : « Nommé d’après le célèbre couturier, la fondation Machin… »).
Peut-être que cette phrase est tout à fait correcte, mais, rien à faire, cette expression me dérange chaque fois – je trouve qu’elle ressemble fort à une traduction de « named after ».
Je suis preneuse de vos avis et de vos lumières. 🙂
Merci beaucoup !
Piclou
Je ne vois pas quoi reprocher à cette formulation !
On trouve des dizaines d’utilisations dans tous les ouvrages publiés (et contrôlés) depuis le XVIIIe siècle.
Vous pouvez parcourir par exemple cette page qui en donne en abondance (faites défiler la liste par les numéros en bas de page).
Nous sommes bien d’accord : votre avis rejoint le mien, donné en réponse aux commentaire que Catbaloo et Ouatitm ont mis sous ma réponse.
Eh bien, nous voilà déjà deux !
Mais apparemment, nous n’avons pas convaincu ! 😀
Qu’en sait-on vraiment ?
Vous avez certainement compris que je faisais allusion aux voteurs, mais j’espère en effet que ce ne sont pas les seules personnes qui visitent ce site.
Bonjour,
injustices réparées ( pour les votes) même si je suis certain que je n’utiliserai pas cette locution : va savoir pourquoi ?
J’imagine que le conditionnement de nos neurones par notre environnement verbal doit jouer un rôle. La locution « du nom du… » si la référence est un patronyme ou un nom d’espèce me sied mieux.
Gatinet : Hameau de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux (Pays grenoblois, Isère), mansus Gastinelli au XIIIème siècle, mansus Gastinelorum sans date, du nom d´homme Gastinellus.
Les Gélinottes, maison isolée de la commune de Concise, district de Grandson (Vaud), du nom de la gélinotte des bois (Bonasa bonasia L.). De l´ancien français géline, « poule », avec le suffixe diminutif -otte.
Eh bien merci. 🙂
Le problème, c’est que je constate de façon assez régulière que les natifs qui répondent aux questions portant sur leur langue maternelle s’en tiennent à leur (première) intuition et à leurs usages. C’est un point de départ évident, mais s’y arrêter me parait être la preuve d’un manque de rigueur (et de curiosité, et d’humilité) certain.
Et oui, il existe bien sûr bien différentes façons de dire les choses, certaines étant plus fréquentes que d’autres ; et pour revenir à la question objet de ce fil, il est possible que cette tournure le soit moins que d’autres (fréquente).
