RE: cette virgule à la fin d’une longue liste

Répondu

Bonsoir, je me demande — et vous le demande, si vous voudrez avoir la gentillesse de me répondre — si, à la fin d’une énumération comme celle ci-dessous, la virgule ici placée immédiatement après le mot « exorciste » se justifie. Je crois qu’elle n’est théoriquement pas nécessaire, mais sens qu’en la supprimant, on nuirait à la compréhension de la phrase. J’aimerais connaître vos avis, merci.

« Les émanations de ses poubelles putrides, l’huile exténuée de ses friteuses qui en s’échappant des collecteurs a imprégné le plancher mais également les murs, les énigmatiques flans adipeux égarés çà et là comme autant de méduses échouées sur le sable, l’absence de tout nom sur les sonnettes, conjointement à une cage d’escalier en perdition involontairement éclairée de sorte à intimider n’importe quel exorciste, constituent un rempart contre les malfrats, car qui pourrait croire qu’un être fait de chair et de sang habite à l’étage ? »

Pompadour Maître Demandé le 27 avril 2023 dans Question de langue
6 Réponses

Mes nouvelles réponses à votre nouveau commentaire :

Cher Pompadour,

Mon but n’est certainement pas de vous agacer, et encore moins de vous froisser.
Encore une fois, je ne fais que vous aviser de certaines règles, certains codes, car le langage c’est bien ça : un code, un ensemble de signes permettant la transmission d’informations, et donc la communication avec tous ceux qui en connaissent les règles.
Mais c’est évidemment vous qui décidez, c’est votre œuvre avant tout.

Voici différents emplois du verbe LOGER :
o Demeurer ou séjourner dans une habitation, un logement déterminé. Où irez-vous loger ? Il loge chez un de ses amis. Nous logeons à l’hôtel Expr. fig. Loger à la belle étoile, en plein air.
o Pouvoir accueillir, abriter ; contenir. L’hôtel loge cent personnes. 
o Spécialement, en parlant d’un projectile. Le tireur logea la flèche au centre de la cible. Pron. La balle s’est logée dans l’épaule.

Le snack n’est donc « logé » nulle part.
De plus, on peut dire « signer au bas de la page / se trouver au bas de l’échelle » mais on dira plutôt « au pied de la falaise / de la montagne / de l’arbre / de l’immeuble« .

« mais involontairement éclairée de manière à susciter un malaise — par un électricien je-m’en-foutiste. »
J’avoue que je ne comprends rien à votre explication, concernant l’éclairage de la cage d’escalier, et l’intervention de l’électricien, qu’il soit mal intentionné ou je-m’en-foutiste,  désolée.
Mais peu importe, si vous estimez que le lecteur peut comprendre, c’est bien ça qui compte.

Cathy Lévy Grand maître Répondu le 7 mai 2023

Vos réponses à mes interrogations ne m’agacent guère, puisqu’elles me font progresser et me permettront, à l’avenir, de mieux écrire. Simplement, je m’étonne qu’elles ne prennent pas en compte la dimension poétique que peut avoir un roman. Si, par exemple, mon personnage s’exclamait : « Je veux éclabousser le ciel de terre ! », me diriez-vous que pareille phrase est incorrecte, car 1) la terre n’étant pas liquide, il n’est pas possible d’éclabousser quoi que ce soit avec, à moins de spécifier qu’il s’agit de boue très délayée ; 2) le ciel n’étant pas une surface, il n’est pas possible de l’éclabousser ? Est-ce que ma critique de votre critique vous paraît un brin sensée, ou bien uniquement indécemment insolente ?

Oui, en effet, « au pied de l’immeuble » me semble mieux convenir que « au bas de l’immeuble ». Je vais sur-le-champ modifier ma phrase. Merci beaucoup. Je n’ai pas ressenti immédiatement ma maladresse.

J’espère que ma rétivité ne vous découragera pas de réagir à mes prochains questionnements ‘textistentiels’…

le 7 mai 2023.
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Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.