RE: C’est (de) ma faute
Bonjour,
Voici quatre phrases corrigées issues de tests d’entraînement au Certificat Voltaire :
« Ce n’est pas ma faute si lire ne l’intéresse pas ! »
« Ce n’est pas ma faute s’il préfère résoudre ce problème tout seul […] »
« C’est ma faute si ma boutique n’est pas achalandée […] »
« Crois-tu que ce soit de ma faute s’il souffre aujourd’hui de compulsions alimentaires ? »
Il m’a semblé comprendre qu’il était plus correct de dire « c’est ma faute » (sans le « de »), comme dans les trois premières phrases. J’ai donc voulu corriger la dernière phrase en enlevant « de » et pourtant, d’après la correction, il fallait le laisser.
Je crois qu’une subtilité m’échappe…
Merci par avance pour vos lumières.
« Crois-tu que ce soit de ma faute s’il souffre aujourd’hui de compulsions alimentaires ? »
Oui, il me semble me souvenir de cette exception. Je crois que c’est quand le sens est « par ma faute ». Mais en principe, cela devrait vous être expliqué sur le corrigé, je suis d’accord avec vous.
Voici ce que l’on trouve dans le dictionnaire de l’Académie :
Responsabilité de quelqu’un dans un manquement, une erreur, une bévue, etc. Tout cela est arrivé par votre faute.
Rejeter, faire retomber la faute sur quelqu’un. C’est notre faute, ma faute, de ma faute. Il y va entièrement de ma faute. À qui la faute ? Est-ce ma faute ?
Je peux savoir ce qui me vaut ce vote négatif ? Je n’ai rien dit d’autre que Dewelis, par exemple, et nous avons les mêmes références :
« La présence de la préposition de est facultative. On dit ou on écrit c’est ma faute, c’est de ma faute. À l’origine c’est ma faute est une construction attributive, alors que c’est de ma faute a plus une valeur causale, mais ces différences ne sont plus guère perçues aujourd’hui. »
C’est plus ma première réponse qui aurait mérité un vote négatif. Et c’est grâce à votre réponse que j’ai rectifié le tir. Hop hop hop je vous mets un +1 !
Mais en ce qui me concerne, je ne comprends toujours pas la subtilité, la différence entre la « construction attributive » et la « faute à valeur causale ». Pas grave on va faire sans !
Merci Dewelis vous êtes trop chou ! Valeur causale : par ma faute, j’en suis la cause, donc « de ma faute ». Du moins c’est l’explication donnée par certains référents très sérieux.
Mais vous avez raison, on peut vivre heureux malgré certaines contradictions obscures ;°)
