RE: Qu’en aurait pensé Prosper ?
Pour ceux qui viennent de participer (ou non) aux finales régionales des « Timbrés de l’orthographe », voici quelques questions directement inspirées de l’épreuve et de la dictée de Mérimée :
1. « Esclandre public » est-il un pléonasme condamnable ?
2. Effroi peut-il raisonnablement s’employer au pluriel ?
3. Comment accorderiez-vous les mots soulignés dans Les règles d’accord(s) et conjugaison(s) étudiées [ …] plus tôt.
4. La phrase Si votre belle-mère vous marche sur les brisées… vous semble-t-elle correctement construite ?
Je serai toujours abasourdi de constater à quel point notre langue peut se montrer subtile. Je vous confirme que les majuscules et la graphie des noms propres n’ont pas été prises en compte dans la correction des copies. A mon grand dam cela dit car j’estime que l’orthographe est aussi une question de culture générale. Passe encore d’écorcher la graphie du prince de Metternich, somme toute plutôt méconnu du grand public, mais écrire, par exemple, Voltère au lieu de Voltaire ne constitue-il pas une faute condamnable ?
Voltère est une graphie électrisante qui fait dresser les cheveux sur la tête, mais cela doit pourtant se rencontrer !
Comme correcteur, je dois affronter en permanence des difficultés inédites qui requièrent recherches et contrôles poussés : mots étrangers, répétitions, tournures, typographies peu courantes, problématiques de mise en pages, etc. L’orthographe de base ne représente que l’écume des questions à gérer…

czardas
Bonjour,
4-Aller, marcher sur les brisées de qqn. Entrer en concurrence, en rivalité avec quelqu’un, dans un domaine qui lui est propre.
Marcher sur les brisées de quelqu’un
L’expression désigne le fait d’empiéter sur le domaine de quelqu’un, avec l’idée que cela peut provoquer une certaine hostilité, en ce sens cette’expression est équivalente à : « Marcher sur les plates-bandes de quelqu’un.»
L’image – car c’en est une – vient directement de l’univers de la chasse. Les brisées sont des branches cassées disposées par les domestiques ou les chasseurs sur les traces de l’animal chassé, pour signaler le chemin pris par la bête.
Jean Bordes a donné la construction correcte.