RE: Qu’en aurait pensé Prosper ?

Pour ceux qui viennent de participer (ou non) aux finales régionales des « Timbrés de l’orthographe », voici quelques questions directement inspirées de l’épreuve et de la dictée de Mérimée :
1. « Esclandre public » est-il un pléonasme condamnable ?
2. Effroi  peut-il raisonnablement s’employer au pluriel ?
3. Comment accorderiez-vous les mots soulignés dans Les règles d’accord(s) et conjugaison(s) étudiées [ …] plus tôt.
4. La phrase Si votre belle-mère vous marche sur les brisées… vous semble-t-elle correctement construite ?

Chambaron Grand maître Demandé le 30 mars 2015 dans Général

Bonjour,

4-Aller, marcher sur les brisées de qqn.  Entrer en concurrence, en rivalité avec quelqu’un, dans un domaine qui lui est propre.

Marcher sur les brisées de quelqu’un
L’expression désigne le fait d’empiéter sur le domaine de quelqu’un, avec l’idée que cela peut provoquer une certaine hostilité, en ce sens  cette’expression est équivalente à : « Marcher sur  les plates-bandes de quelqu’un.»
L’image – car c’en est une – vient directement de l’univers de la chasse. Les brisées sont des branches cassées disposées par les domestiques ou les chasseurs sur les traces de l’animal chassé, pour signaler le chemin pris par la bête.

Jean  Bordes a donné la construction correcte.

le 30 mars 2015.
8 Réponses

Bonne remarque !

Il est vrai que l’usage de la capitale à « empereur » semble souvent réservé par les ouvrages de référence à Napoléon Ier. Il s’agit là – à mon sens – d’une déformation hugolienne qui a toujours rabaissé son descendant…

Il vaut mieux se fier à la règle générale selon laquelle on emploie a priori pour tous les titres (roi, prince, duc, et leur féminin) la minuscule, en particulier lorsqu’ils sont suivis d’un déterminant : Napoléon Ier, empereur des Français. On ne « sort » la capitale que lorsque le terme est employé de manière absolue, et sans ambigüité sur la personne par rapport au contexte. Si un récit s’attache à la vie du prince de Condé, on écrira « le Prince » pour le désigner et si l’on évoque la vie de F. Mitterand, on écrira « le Président » même s’il était le président de la République.

Dans la dictée, je pense que l’auteur veut faire ressortir cette nuance : au début, l’empereur et l’impératrice sont encore quelque peu « anonymes » et assimilés à la fonction impériale. Après la dictée et ses péripéties, Napoléon III incarne la fonction et le titre se personnalise. Dans cet esprit, il fallait aussi « capitaliser » Eugénie, l’Impératrice…

Simple hypothèse de ma part : apparemment, les capitales et l’orthographe des noms propres ne faisaient pas partie des fautes sanctionnées…

Chambaron Grand maître Répondu le 11 août 2015
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Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.