RE: Liaisons
Lorsque nous avons l’occasion de lire dans une phrase « un brillant uniforme » nous pouvons y mettre une liaison sur le « t » ou non, et le sens de la phrase change du tout au tout. Existe-t il une règle qui éclaircisse le sujet ?
Voici les liaisons « généralement considérées comme obligatoires » :
- entre le déterminant ou l’adjectif d’une part, le nom ou l’adjectif d’autre part : cent-T-euros, les-Z-heureux-Z-amis, un grand-T-espace ;
- entre le pronom personnel conjoint ou « on » d’une part, et le verbe ou les pronoms « en, y » d’autre part : on-N-entend, il les-Z-écoute, j’en-N-ai ;
- Après « c’est » et « il est » (impersonnels) : c’est-T-évident, il est-T-impossible que… ;
- après les adverbes (surtout monosyllabiques) unis étroitement au mot suivant : pas-Z-aujourd’hui ;
- après les proposition monosyllabiques et le groupe nominal qu’elles introduisent : après-Z-un, en-N-Italie ;
- dans la plupart des mots composés et locutions.
Il y a aussi des liaisons « généralement recommandées » :
- entre le verbe et le nom ou l’adjectif attribut : il est-T-attentif, je suis-Z-un-N-auditeur exigeant ;
- entre les auxiliaires et le participe passé : il est-T-arrivé, elles ont-T-organisé une fête, vous avez-Z-admiré ;
- après « quand » et « dont ».
(Réf. Grevisse, le Bon Usage, 13e éd., § 43.)
Votre brillant-T-uniforme avec une bonne articulation (une diction qui n’insiste pas sur le son TU) ne fait pas partie des liaisons …dangereuses.
