RE: LAURENT MAUVIGNIER, LA MAISON VIDE
Bonjour,
J’aime beaucoup Laurent Mauvignier, et j’ai récemment lu son dernier livre… J’aime ce qu’il raconte, j’aime son style.
MAIS… j’ai relevé quelques phrases qui m’ont paru fautives ou qui me font douter, et je vous les soumets :
« Une langue qui n’a plus de natal que le nom » : natal ? natale ? (page 437)
« Par tous ceux-là qui fuient, têtes baissées, la nuque rougie » (page 467) : pourquoi accoler le pluriel de têtes baissées et le singulier de la nuque ? Après tout, chacun n’a qu’une tête comme il n’a qu’une nuque. Je ne dirais pas qu’il y a une faute, mais que ce n’est pas « logique ».
« Comme si tous ceux qui les avaient repoussés ne l’avaient fait pour rien » (page 470) : il me semble que ce « ne » n’est même pas explétif, et qu’il induit un pluriel contraire à l’intention de l’auteur.
« Lui comme les autres ignorait » (page 592) : le pluriel pour ignorait ne s’impose-t-il pas ?
Qu’en pensez-vous ?
Amicalement,
Karine
Tout ceci est de la gnognot(t)e, comparé à la forme verbale erronée repérée par Orthotop.fr.
Découvrez-la ici : https://www.linkedin.com/pulse/un-malencontreux-goncourt-de-circonstances-florian-levy-yfjpf/?trackingId=RQHFwODXS%2BOxd08oI1100w%3D%3D
Je ne peux que cautionner mon confrère !
Pour ma part, je n’interviens que lorsqu’une formulation ou un accord me font douter… Cette conjugaison fautive ne passe pas inaperçue, mais elle ne laisse planer aucun doute. Si bien que je ne parlerais pas de « gnognotte » s’agissant des phrases que j’ai pu évoquer, mais de « subtilité » (??).
Bonne soirée à tous,
Karine
