RE: si nous ne pensons qu’à notre confort, cette habitude pourrait faire très mal à la planète

Répondu
Bonjour,

j’ai une interrogation d’ordre grammatical. La phrase suivante est-elle correcte :

mon apprenante avait écrit : Cette façon d’acheter est très convenient mais si nous pensions qu’à notre commodité; nous pourrions faire très mal à la planète.
je l’ai corrigée en écrivant la phrase suivante  « si nous ne pensons qu’à notre confort, cette habitude pourrait faire très mal à la planète ».
Je m’interroge car la concordance des temps n’est pas respectée dans ma correction mais ma phrase me semble correcte malgré tout.

Merci d’avance pour votre aide

florv71 Débutant Demandé le 26 avril 2023 dans Conjugaison
3 Réponses
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Vous souhaitez respecter cette concordance : s’il pleut, je sortirai / s’il pleuvait, je sortirais.
Dans votre phrase, vous proposez d’utiliser le premier système, celui de l’examen d’une possibilité, de mettre la condition au présent, et c’est une bonne idée. Vous présentez en effet plus qu’une hypothèse, mais un choix à faire, et une phrase comme « si ça marche je t’appelle » perdrait de son sens en situation de pure expérience de pensée « imparfait + conditionnel » : « si ça marchait je t’appellerais ».
Donc d’accord pour la condition au présent. Pourquoi alors le conditionnel est-il possible dans la conséquence ? Il ne l’est pas réellement. Il l’est ici uniquement pour le verbe pouvoir, employé comme auxiliaire modal, qui accepte le conditionnel pour nuancer l’indicatif : politesse, suggestion, éventualité, incertitude… Ce conditionnel n’est absolument pas demandé par le temps de l’hypothèse en « si », il ne s’intègre pas au système « si tu voulais on irait », mais on reste bien dans le système « si veux on ira ». On intercale simplement un « pourrait » qui ne joue aucun rôle dans l’hypothèse en « si… alors ».
— S’il pleut, on ira (et non irait) au cinéma… S’il pleut, on pourrait aller au cinéma…
— Si on ne fait pas gaffe, on fera (et non ferait) du mal à la planète… Si on ne fait pas gaffe, on pourrait faire du mal à la planète…
Donnez donc à votre élève tous les arguments que vous penserez nécessaires pour l’inciter à choisir l’option « examen de possibilité » (indicatif présent + indicatif), avec une série d’exemples où la conséquence sera très clairement à l’indicatif, car « c’est la règle ». Puis, dans un second temps, montrez qu’on peut introduire un auxiliaire modal au conditionnel dans la conséquence, mais pour pour une tout autre raison que la règle que vous étiez en train d’étudier.

CParlotte Grand maître Répondu le 26 avril 2023

Suivez cette recommandation, c’est la seule qui soit complètement juste.

le 27 avril 2023.
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