RE: APRES QUE + CONCORDANCE DES TEMPS
Bonjour,
vous est-il possible de confirmer la correction de l’une ou l’autre des deux phrases suivantes ? : « l’adoption de la religion islamique par les Mongols, trente ans après qu’ils avaient envahi la cité » ou bien « l’adoption de la religion islamique par les Mongols, trente ans après qu’ils eurent envahi la cité »?
Je ne sais malheureusement pas s’il y a une nuance de sens entre les deux constructions. En prononçant les phrases, j’opterais pour la deuxième solution.
Je vous remercie par avance de votre confirmation et de vos explications.
Bien cordialement,
MFC
Pourquoi ne citez-vous pas la phrase complète ? Les verbes, voire les phrases, qui précédent sont de précieux indicateurs pour vous conseiller.
L’emploi du passé antérieur (après qu’ils eurent envahi) est tout à fait cohérent avec un évènement daté et terminé. Les autres propositions de Joëlle conviennent bien aussi.
Le plus-que-parfait existe cependant aussi après la locution après que : « Toujours bien reçus et appréciés, ces marsouins, après qu’ils avaient passé par les mains d’Endicott, habile accommodeur de sauces. » (Jules Verne – Le Sphinx des glaces). Cet emploi correspond à quelque chose de répétable, d’habituel en concordance avec des verbes conjugués à l’imparfait.
Bonjour Bruno et merci de votre réponse. Le texte complet est le suivant :
« Bagdad et sa magie ont même marqué et influencé ses envahisseurs extérieurs. Comme l’adoption de la religion islamique par les Mongols, tente ans après avoir envahi la cité de Bagdad. » La forme infinitive « avoir envahi » ne me paraissait pas correcte. Qu’en pensez-vous ?
Bien cordialement,
MFC
Bonsoir,
Merci pour ces précisions.
Le début du texte ayant été écrit au passé composé, il donne le ton d’un style moderne et ordinaire et j’aurais donc continué avec ce même temps. C’est un temps assez imprécis mais l’antériorité est déjà indiquée par la locution « après que » et il convient bien pour indiquer un évènement daté et terminé qui s’inscrit dans une succession temporelle : « Bagdad et sa magie ont même marqué et influencé ses envahisseurs extérieurs, comme l’adoption de la religion islamique par les Mongols, trente ans après qu’ils ont envahi la cité. »
Le passé antérieur aurait été à la fois plus précis et plus littéraire mais il aurait été préférable que le récit principal se tînt au passé simple : « Bagdad et sa magie marquèrent et influencèrent même ses envahisseurs extérieurs, comme l’adoption de la religion islamique par les Mongols, trente ans après qu’ils eurent envahi la cité. »
L’infinitif était aussi correct, mais il présente le risque, comme le verbe n’est pas conjugué, qu’on identifie mal le sujet. : « Bagdad et sa magie ont même marqué et influencé ses envahisseurs extérieurs, comme l’adoption de la religion islamique par les Mongols, trente ans après avoir envahi la cité. » Qui a envahi la cité : les Mongols ou la religion ?
Le plus-que-parfait n’est pas totalement impossible mais il colle à mon avis très mal avec une chronologie repérée par des jalons temporels précis (trente ans après). Je ne retiendrais donc pas le plus-que-parfait.
