RE: Imparfait du subjonctif ou plus-que-parfait du subjonctif ?
Bonsoir à toutes et à tous,
Une phrase me pose problème. La voici :
L’hôtel possédait sa propre législation, la Charte ; son propre gouvernement, l’Assemblée ; sa propre monnaie, les Crédits. Il était indépendant de toute entité extérieure, qu’il s’agît des États ou des institutions internationales.
Merci d’avance pour votre aide.
Bonjour,
je ne vois pas pourquoi le subjonctif imparfait serait fautif, c’était le temps requis pour marquer la simultanéité avec une principale au passé.
Le présent est certes aujourd’hui la norme, mais l’imparfait ne peut pas être considéré comme fautif.
L’homophonie entre le présent et l’imparfait du subjonctif explique sans doute la « réticence de notre oreille » à entendre cet imparfait.
Ce qui me parait impropre, c’est que la subordonnée relative complément du nom « entité » offre une alternative entre deux termes pluriels et indéfinis.
« L’hôtel possédait sa propre législation, la Charte ; son propre gouvernement, l’Assemblée ; sa propre monnaie, les Crédits. Il était indépendant de toute entité extérieure, qu’il s’agît (s’agisse) d’un État ou d’une institution internationale.
Le subjonctif imparfait n’est pas fautif…
* John ne demande pas s’il faut utiliser le subjonctif imparfait (il s’agît) ou utiliser le subjonctif présent (il s’agisse). Il demande s’il faut utiliser le subjonctif imparfait (temps simple : il s’agît) ou utiliser le subjonctif plus-que-parfait (temps composé : il se fût agi).
* Dans votre deuxième phrase, vous écrivez « présent » pour dire « subjonctif présent » en comparant agisse et agît, et dans votre troisième phrase, vous écrivez « présent » pour dire « indicatif présent » en comparant agit et agît, ce qui entraîne une incohérence si on ne comprend pas à la première lecture que le mot « présent » change de sens entre les deux phrases.
* Le mot « que » n’est pas ici un pronom mais une conjonction, et la subordonnée n’est pas une relative mais une conjonctive circonstancielle, qui n’est donc pas complément du nom.
* Vous relevez à raison que « toute entité » ne peut pas être précisé par un nom pluriel, car s’agir est ici attributif comme être :
— l’hôtel était indépendant de toute entité, que ce fût un État ou une institution, et non que ce fussent des États ou des institutions
— l’hôtel était indépendant de toute entité, qu’il s’agît d’un État ou d’une institution
