RE: Coup de gueule

Répondu

Bonsoir à tous,

Je ne viens pas cette fois poser une question.
Je viens exprimer une « révolte intellectuelle » en ma qualité « d’apprenante ».

Si je suis sur ce site, c’est parce que je souhaite écrire en respectant au mieux la langue de Molière. En résulte, comme de la part de tout « apprenant », novice ou pas, des questions.

Les réponses sont souvent unanimes lorsque que la question implique une règle « admise, reconnue, immuable, incontestable » et donc incontestée par tous les pairs. La règle est ainsi et elle se doit d’être respectée pour qui veut respecter notre langue. (peu importe si l’on adhère à la règle ou pas, c’est ok, car cela va dans le sens de l’apprentissage souhaité.)

Les réponses peuvent aussi être disparates, contraires et complètement en désaccord entre elles. Elles expriment parfois des hypothèses, des avis ou des déroulés différents.
Ceci me semble logique quand les « règles admises » ne le sont pas par tous les pairs et/ou parce qu’elles font l’impasse sur certains cas de figure et/ou s’avèrent..discutables parce qu’inspirant « illogisme », donc légitime questionnement. Et je trouve,  dans ces cas-là, très enrichissantes les discussions qui en sont issues. Donc ok…Quand le conditionnel reste de mise.

Et c’est là où je m’insurge, car régulièrement (dans le dernier cas évoqué), les « sachants » interviennent en donnant « parole d’Évangile » à leur…avis.

Je suis une « apprenante » mais j’ai un esprit qui m’engage au respect intellectuel d’autrui.
En ce sens je trouve inconvenant que « parole d’évangile » puisse prendre lieu et place là où c’est une « opinion » qui est donnée.
J’ai un esprit « retors » (souvent 😉 ) qui me permet de douter ou bien de remettre en cause certains avis ou « affirmations » mais… ce n’est pas forcément le cas de tous les »apprenants « ici.

C’est pour cette raison que je tenais à pousser ce coup de gueule.
L’apprentissage implique l’indicatif (voire l’impératif) mais il se doit également, dans certains cas, (afin de respecter l’intellect des « apprenants ») de recourir au conditionnel.

Merci à vous tous

Cocojade Grand maître Demandé le 20 novembre 2022 dans Général

Voici donc la réponse que Cocojade a trouvée si « inconvenante » :

à sa question ile ou île ?

« A priori (sans accent sur le a), les deux orthographes vont coexister jusqu’à ce que mort s’ensuive…
L’orthographe d’avant 1990 est de loin, semble-t-il, la plus utilisée, sauf dans les manuels scolaires…
Cdlt »

Je vous laisse juges de savoir si elle nécessitait un tel « laïus » !

« Et c’est là où je m’insurge, car régulièrement (dans le dernier cas évoqué), les « sachants » interviennent en donnant « parole d’Évangile » à leur…avis. »
Je crois que, quand on partage l’avis de l’Académie française, 9e édition, il n’y a pas lieu de se sentir seul ou illégitime…  😉
Bientôt, les prêtres ne pourront plus utiliser la Bible comme référence, à ce compte-là !

Trêve de plaisanterie, ce message personnel a déjà fait couler beaucoup (trop) d’encre, à mon humble avis, et je ne souhaite pas alimenter davantage une machine qui s’est légèrement emballée, semble-t-il… Nous ne sommes pas là pour ça, merci Joëlle de le rappeler !

le 21 novembre 2022.

Bonjour Catbaloo,

L’exemple donné l’a été sur  « A priori (sans accent sur le a) «  et non sur le reste de votre commentaire.
Mes propos ont été respectueux et j’ai eu la délicatesse de ne pas vous citer (ce que vous venez de faire)

Je pense que mon « laïus » a été suffisamment long et étayé pour que tout lecteur en ait saisi le sens : ‘‘ attirer l’attention sur le soin à prendre lorsqu’on émet un avis ».

Mon message n’était donc en rien un « débat ».

…Cependant, si vous-même le lancez… je m’autorise à vous répondre  (avec bienveillance) que  :

– L’avis de l’Académie française (que je respecte) ne fait pas toujours unanimité.
– Ce n’est pas parce que certaines personnes pourraient remettre en question certains passages de la Bible, voire la Bible en entier, que les prêtres ne pourraient plus s’y référer (quelle drôle d’idée)
– Le propre de la langue française EST de faire couler beaucoup d’encre (dieu merci 😉 )

La vie est faite de nuances et de liberté de penser. Personnellement, cela m’enjoint au respect et à l’humilité.

Sujet définitivement clos.

le 21 novembre 2022.

Bonjour Cocojade,

Comment se fait-il alors que vous soyez à ce point subjuguée par les réponses de CParlotte – pour ne pas le nommer, puisqu’apparemment l’innommement est preuve de délicatesse – amusante prétérition -, dont le mode habituel n’est pas vraiment le conditionnel, mais bien plutôt l’assertif péremptoire, ce qui ne l’empêche pas de dire très régulièrement d’énormes âneries (ses récents développements sur ego/égo et violette sont à ce titre exemplaires).

[Quant à ces histoires de maitre, petit ou grand, c’est une vaste fumisterie ! Tout comme d’ailleurs l’attribution des points, meilleures réponses et autres récompenses décernées souvent mal à propos.]

le 21 novembre 2022.

Bonsoir Marcel1,

Si j’avais pu penser que « le sujet » déclencherait autant de remarques, je me demande si l’avocat du diable qui est en moi ne m’aurait pas poussée à m’exprimer plus tôt 😉

Je comprends votre sensation d’amusante prétérition, mais je persiste et signe, c’est par délicatesse et respect que j’ai eu recours à  » l’innommement « . Le sujet n’était pas « la » personne qui avait, à mon sens, omis le conditionnel. Cela n’avait strictement aucune importance. Le sujet était : Attention à ne pas « affirmer » certains de vos « avis » CAR tous les « apprenants » ne sont pas forcément à même de repérer « avis » quand ceux-ci sont trop « affirmés ». Bref.

Vous savez Marcel1 (ou peut-être que non), j’essaie de tenir compte des réponses et avis et conseils et cheminements et/ou divers courants de pensée que l’ensemble des personnes, sur ce site (comme sur d’autres), prennent « le temps » de me donner (ce dont je les remercie grandement).
C’est en leur honneur donc que je vais faire ici un rappel à une règle qu’ils m’ont enseignée, ici.
Le sujet était mon interrogation quant l’emploi de l’indicatif ou bien du subjonctif avec des verbes d’opinion.

« Je ne pense pas que ceci soit vrai. »
« Je ne pense pas » forme négative qui sous-entend à sa manière  » je ne crois pas et/ou je ne sais pas ».
Ce doute,(induit dès le départ), implique l’utilisation du subjonctif à suivre puisque nous partons sur une hypothèse. OK.
(bien que toutefois, il me semble que « je ne pense pas »  puisse également être une affirmation… je ne redéveloppe pas ici, je l’ai déjà fait)

« Je pense que c’est vrai »
 »Je pense » implique à priori au contraire une certitude, donc l’emploi de l’indicatif à suivre.
À la limite, il semblerait là que l’on s’en fiche sur le fond que « ce soit vrai ou pas », ce qui compte dans la construction de la phrase, c’est »l’affirmation » de la personne qui s’exprime, qui donne son point de vue, ce « avec certitude ».

Quand je dis, quand je m’exprime en disant  : je pense que c’est vrai que « l’innommement » l’a été par délicatesse, ce n’est en rien « amusante prétérition » mais réalité. (même si votre point de vue m’interpelle et m’amuse)
Je suis la locutrice et donc je suis bien placée pour savoir que j’exprime « avec certitude » ma pensée et donc ce que je dis.

Pour le reste de vos propos (concernant une personne que vous n’avez pas eu la délicatesse de ne point nommer), je ne vois aucun lien, aussi, je vais m’abstenir.

Je vous ai répondu par déférence et parce que  »je pense » que le droit de réponse EST juste, mais je clos le sujet.
 »Je pense », sans aucun doute et avec certitude, que ce sujet et ses dérivés (dérives ?) n’apportent plus rien à personne.

Bonne fin de soirée Marcel1
Respectueusement

le 21 novembre 2022.

C’est moi qui ai fait une prétérition, point vous. 😉

(Et cette figure de style m’amuse, donc ce n’est pas vous qui avez suscité mon amusement, mais la figure que je me suis plu à employer.)

Respectueusement, si c’est ce que vous souhaitez, mais personnellement, je me sens plus à l’aise avec des choses un peu moins engoncées : le plutôt neutre cordialement, par exemple, alors, Cordialement ! 😉

le 21 novembre 2022.

Vous me voyez fort « contrite » de vous avoir laissé à penser que je vous « volais » votre prétérition, figure de style qu’il vous plaît d’employer et dont vous semblez vous revendiquer l’exercice sans l’aide de personne.
Ceci étant dit, votre prétérition « amusante » est,  et a pris très clairement source directement en ce que vous avez qualifié être un « innommement ». Votre « amusante prétérition » évoquée a donc pris source dans « mes » propos (que cela vous convienne ou pas)

Je veux bien beaucoup de choses Marcel1,  mais,  au même titre que j’aime utiliser le terme « respectueusement » pour signifier clairement mon respect, j’aurais tendance à vous engager à rester sensé en suivant également cette règle élémentaire (à la portée de tous 😉 )
Le fait de vous amuser « tout seul comme un grand » prétéritions ou autres, ne vous dédouane en rien de toute notion de respect, ne serait-ce que celui qui est lié à l’intellect.

Bien cordialement
(je vous espère plus à l’aise 😉 )

le 21 novembre 2022.

Vous avez le verbe talentueux, Cocojade !

Cordialctueusement,

😉

le 22 novembre 2022.

😉

le 23 novembre 2022.
4 Réponses

Bonsoir,

Ça vous a fait du bien ?  Parfait.

Prince (archive) Membre actif Répondu le 20 novembre 2022

Bonsoir Prince 🙂

Oui, cela m’a fait du bien  🙂

(j’ai d’ailleurs posté un autre commentaire pour étayer plus avant ma « révolte intellectuelle »…lisez-le je vous prie.)

le 20 novembre 2022.

Être « humble » me semble de mise dans toutes les disciplines (et bien évidement dans la vraie vie tout court)

Un exemple hors « langue de Molière »

En bricolage, une vis tient sa force du fait même d’être vissée. Tout pro du bricolage le sait, mais un néophyte en la matière ne le sait pas forcément (et il n’y a aucune honte à cela… Personne ne peut tout savoir sur tout 😉 )

Si je suis néophyte en bricolage et qu’une personne censée être qualifiée me dit » une vis (à enfoncer uniquement avec un marteau) »… étant ignorante en la matière, je pourrais penser que ce propos de personne qualifiée a figure de « vérité », sauf que… C’est faux.
Cette personne qualifiée ne fait là qu’outrepasser sa qualité de « pro » en affirmant, sous son couvert de « pro en la matière »,  son avis et non… une réalité.

😉

Lu.  😊

le 20 novembre 2022.

Bonjour Cocojade. Eh bien !  Je viens de vous lire. Cela en fait des mots et des phrases. Et, ces dernières, toutes magnifiquement bien rédigées. Pour ma part, j’ai un peu du mal à imaginer que vous êtes apprenante. Honnêtement, vous écrivez mieux que la plupart des gens que je connaisse ! Vos écrits semble sûrs, et les idées s’enchaînent naturellement. Franchement, j’aimerais bien prendre connaissance de votre secret pour apprendre une langue étrangère. Vraiment ! Cela me serait d’un grand secours. Moi, francophone de souche, suis-je quelquefois perdu dans les méandres de cette langue étrange et complexe qu’est le français. Pour ma part, j’ai également acquis, il y a quelque temps de cela, le grand livre de l’orthographe de Dominique Dumas. Je suis toujours émerveillé par la somme des règles à retenir. J’ai aussi naturellement découvert le « Bon Usage » avec ces quelques 1500 pages de grammaire. C’est un fait, l’enseignement ne fait souvent que survoler les principales règles. À y regarder de plus près, il me semble que sans internet et autres aides livresques, j’en serais toujours au niveau une étoile du certificat Voltaire… et encore. Par exemple, je n’avais jamais appris à l’école la subtilité du « au temps pour moi » et de l' »autant pour moi ». De même, même durant mes études supérieures voire au journal télévisé, ce « au jour d’aujourd’hui » utilisé à tout va. Sans ouvrir une polémique, même les rédacteurs voire les auteurs/-trices/auteures renommés/ées font des erreurs flagrantes. Il m’arrive souvent à présent de rencontrer celles-ci un peu partout sur mon chemin. Elles sautent aux yeux comme les moutons dans un pré. Cela n’a pas toujours été la cas. Il s’en faut ! Ce qui me fait croire que souvent l’auteur/-trice/auteure d’un texte écrit parfois à l’inspiration. Sans même savoir qu’il existe quelque(s) règle(s) spéciale(s) qui régit(-issent) une des phrase qu’il(s) vienne(-ent) juste d’écrire. De l’inconscience collective croyez-moi sur ce point. Un bon exemple d’écart de langue courant : l’accord du participe passé de la voix pronominale suivi de l’infinitif. Mais, pas uniquement ! Mentionnons également les géminées  et les homophones (voir un exemple de mots homophones retors : https://www.question-orthographe.fr/question/modification-orthographique/). La langue française… elle aura déjà fait parler d’elle. Permettez-moi de terminer sur cette citation de Felize qui illustre parfaitement mon propos : « La richesse de la langue française peut nous amener à ne plus savoir communiquer, ni à se faire comprendre. Mais elle donne l’envie d’essayer. » Excellent journée.



le 21 novembre 2022.

Bonsoir Nosferatus,

Je vous remercie pour votre message qui amène pas mal de questionnements 😉

Je commencerai par vous dire que je suis réellement une »apprenante » de la langue française. Je n’ai absolument rien de « Maître » en la matière. J’ignore beaucoup de règles et même sur celles apprises (et comprises), je commets très souvent des fautes, dont certaines, très scolaires, ce qui me donne parfois vraiment honte… Tournure de phrase, inattention, voire un total « oubli » de ladite règle « même scolaire » sur l’instant T. De plus, effectivement, j’écris fréquemment à l’instinct (comme je le pense), ce qui ne fait pas bon ménage avec l’épistolaire (surtout quand on ne se relit pas, ce qui m’arrive… et ce que bien sûr je déconseille 😉 )
J’ai aussi la très fâcheuse tendance à ne pas savoir faire « court » à l’écrit, contrairement à l’oral où l’intonation donne tout de suite la « nuance » ou « la direction » d’un propos.
On m’a toujours dit « Les choses s’entendent mieux lorsqu’elles sont dites », alors peut-être que je m’efforce d’apporter des nuances à l’écrit afin que celui-ci « s’entende’ mieux (à savoir sans que le doute puisse potentiellement donner un autre sens à ma phrase).
Probablement que ceci explique la longueur de mes messages (dont celui-ci 😉 )
Bref, j’essaie juste de faire au mieux.

Comme vous, on ne m’avait jamais appris certaines locutions.  »Au temps pour moi » ou « de conserve » par exemple, et je vous rejoins sur le fait que pour certains d’entre nous (dont le cursus scolaire n’a pas forcément été long, pour x raisons) c’est vraiment une volonté « propre » de savoir et de comprendre qui nous permet de nous améliorer. Je suis donc également en harmonie avec vos propos sur le fait que cela induit « recherches personnelles » que ce soit dans les livres ou sur internet (qui est très utile dans ce cas).

Je vous rejoins pareillement sur le fait que certains écrivent avec une compréhension ‘ »naturelle » de la langue, sans pour autant faire appel aux règles de celle-ci, et que parfois, il n’apparait pas trop bénéfique de vouloir « décortiquer de fond en comble » une règle apprise et retenue (et déjà devenue instinctive), parce que c’est peut-être s’exposer au risque que celle-ci ne nous soit plus logiquement, intuitivement… « naturelle »

 » J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant » disait Pablo Picasso.

Bonne soirée Nosferatus
(J’adhère à la citation de Felize 🙂 )

le 21 novembre 2022.
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.