RE: Verbe « s’apprêter », imparfait ou passé simple ?
Bonjour !
Je bloque sur le choix de l’emploi du passé simple ou de l’imparfait dans un récit au passé à la 1ère personne du singulier avec le verbe « s’apprêter ».
Doit-il toujours être à l’imparfait puisqu’on ne peut pas vraiment le considérer comme une action définie (si ?) ou le passé simple doit-il être préféré selon le contexte ?
Quelques exemples sur lesquels je suis tombée au fil de mes lectures :
« Je m’apprêtai à répliquer mais me rétractai et me remis en marche. »
« Je m’apprêtai à la suivre lorsqu’un craquement retentit derrière nous. »
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« Je m’apprêtais à répondre, mais la sonnerie d’alarme retentit dans tout l’établissement à ce moment-là. »
« Je m’apprêtais à répliquer, mais elle me fit taire en plaquant sa main sur mes lèvres. »
Je ne comprends pas la nuance d’emploi qui justifie tantôt l’usage du passé simple, tantôt celui de l’imparfait dans ces phrases… Et même de façon générale du coup. ^^’
Car j’ai tendance à penser que le verbe « s’apprêter » pose nécessairement un « décor » (= imparfait) par-dessus lequel peut venir se rajouter une ou plusieurs « action(s) » (=passé simple), mais je vois bien que mon raisonnement n’est pas le bon. 😡
Pourriez-vous m’éclairer ? Merci beaucoup !
« Je m’apprêtai à répliquer mais me rétractai et me remis en marche. » Ici, les actions se succèdent dans le passé. Je ne peux pas à la fois « être en train de m’apprêter à » et de me rétracter, donc le passé simple convient (le sujet est le même pour les deux verbes).
« Je m’apprêtai à la suivre lorsqu’un craquement retentit derrière nous. » Ici, pour moi, il y a erreur, il aurait fallu un imparfait (« j’étais en train de m’apprêter à » quand le craquement a eu lieu)
« Je m’apprêtais à répondre, mais la sonnerie d’alarme retentit dans tout l’établissement à ce moment-là. » Ici aussi, on comprend que l’action de s’apprêter a été interrompue par la sonnerie, donc on peut dire « J’étais en train de m’apprêter à », donc l’imparfait fonctionne.
« Je m’apprêtais à répliquer, mais elle me fit taire en plaquant sa main sur mes lèvres. » Ici aussi, le sujet est interrompu dans son action par un élément extérieur, donc on utilise l’imparfait.
Il est certain qu’on utilisera davantage l’imparfait pour ce verbe, puisque par son sens il traduit un état de préparation, dont on constate le plus souvent qu’il est interrompu par un élément extérieur. Néanmoins, si le sujet fait une suite d’actions, dont celle de s’apprêter à, il lui sera difficile de cumuler. « Le chat vit passer la souris. Il s’apprêta à prendre son élan, mais il n’en fit rien, car le chien se mit à aboyer. »
N’oublions pas qu’il est intéressant de mettre le verbe à la 3e personne pour « entendre » le bon temps, passé simple ou imparfait, pour les verbe du 1er groupe en -er.
Cdlt
Ce n’est pas la durée. Cf. Joseph HANSE,Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, p. 661.
N’on, il ne s’agit pas des durées relatives des temps les uns par rapport aux autres. Il s’agit de la totalité de la durée (passé simple) ou de sa non-totalité (imparfait).
N’on ?????????????????
