Nul et non avenu
Bonjour,
Mon employeur m’a fait parvenir un courrier me reprochant de ne pas prendre le temps de faire les tâches requises à ma prise de service à cause de mes retards.
En réalité c’est mon heure de prise de service qu’il a négligé de questionner qui est erronée. Ce qu’il appelle mes « retards » n’est dû qu’à une surévaluation d’un trajet que je dois réaliser ensuite et qui est de la responsabilité de ses collaborateurs, surévaluation qu’ils sont en mesure de vérifier et que chacun pourrait confirmer par l’usage d’une application telle que Waze ou Google maps.
Je pensais utiliser l’expression « nulles et non avenue » pour qualifier ses accusations dans ma réponse au courrier de mon employeur. Est-ce adapté ?
Sinon que me suggérez vous d’écrire pour signifier que ses accusations n’avaient pas eu lieu d’être prononcées.
Merci,
Le Robert : locution Nul et non avenu : inexistant, sans effet. Je considère cette déclaration comme nulle et non avenue.
Vous pouvez donc l’utiliser dans ce cas : je considère cette déclaration nulle et non avenue. A mon avis le verbe introducteur est important. Je considère … vaudra mieux que : cette déclaration est…
C’est curieux : les accusations sont bien avenues (= advenues) personne ne le nie. Elles ne sont pas inexistantes et produisent des effets. C’est leur bien-fondé qui est en cause.
La formule « nul et non avenu » relève du jargon juridique ou assimilé. Elle signifie qu’un élément ou un évènement doit être considéré comme n’ayant pas existé pour la suite du raisonnement.
Ce ne semble pas être le cas dans votre situation. Les accusations de l’employeur existent bel et bien mais vous pouvez leur reprocher de ne pas être fondées ou justifiées. Vous pouvez alors expliquer en quoi elles se réfèrent à une appréciation erronée de votre situation.
