Métaphore verbale/verbe par analogie
EDIT : Sujet clos. Merci pour votre aide.
Voici en effet la définition que donne le TLF à l’entrée ‘analogie’ :
Rapport de ressemblance, d’identité partielle entre des réalités différentes préalablement soumises à comparaison; trait(s) commun(s) aux réalités ainsi comparées, ressemblance bien établie, correspondance. (Correspond à analogue). (c’est moi qui grasse)
La différence avec une métaphore se trouve dans l’éventail de point communs ainsi soulignés.
Par exemple : le pont enjambe la rivière : la métaphore est réduite à une forme, elle ne s’étend pas plus loin.
De plus, la formulation est figée : dire qu’une personne s’enflamme pour un sujet, qu’une machine avale une feuille de papier etc, n’est pas une création du locuteur. En revanche, quand Zola montre la mine dévorant les mineurs, nous avons une métaphore qui exprime une réalité spécifique et complexe.
Un argument par analogie est une argumentation comparative qui consiste à établir une ressemblance entre le sujet évoqué lors de son discours – ici la machine qui prend des données-, et une autre situation – la bouche qui avale. Cette ressemblance sert à appuyer le discours, et fait office d’exemple pour étayer ses arguments.
Vous avez très bien expliqué l’emploi du verbe « avaler » par analogie, mais il me semble que d’autres éléments de la langue peuvent être employés par analogie (fonctionnement similaire) ; ainsi on pourrait parler du « ventre » de la machine pour dire l’endroit où elle stocke et digère les données.
D’ailleurs, on parle du « corps » d’une lettre, qui est la partie centrale, pour marquer la différence avec l’entête (le haut) ou la signature (le bas).
Remarque, certaines formulations de cette nature manquent de précision : que signifie « avaler » des données ? les perdre, les traiter, de quelle façon ?
Une métaphore, qui n’utilise pas d’élément de comparaison, est aussi une analogie (fonctionne sur l’implicite) : « mon collègue est un pilier de la société » (il est un élément essentiel, voir l’image du pilier qui soutient une construction).
N’hésitez pas à reposer vos questions si le site ne les publie pas du premier coup.
@Joelle Bonjour, j’ai eu problème concernant une analyse de phrase : je ne suis pas d’accord avec mon professeur.
Mon professeur dit que qu’il y a une comparaison implicite avec « un cheval qui galope » dans
« Mes pensées galopent. » :
Il dit, on compare « Mes pensées » (le comparé) à un « Cheval qui galope » (le comparant). Point commun : Rapidité, vitesse, etc.
Voici ma logique : Quand je lis : « Mes pensées galopent », instinctivement je comprends : « Mes pensées galopent comme un cheval »
Donc j’analyse : « Mes pensées galopent » comme j’analyse : « Mes pensées galopent comme un cheval ». C’est-à-dire : Comparé : Mes pensées, Comparant : un cheval (et non un cheval qui galope) car « galoper » sert à écrire le point commun entre les deux choses comparées : Rapidité, vitesse, etc..
Donc qui a raison, suis-je dans l’erreur ? Ce qu’il me dit me semble illogique.
Je pense que le « problème » vient d’une nuance du comparant selon la reformulation choisie de la comparaison implicite.
Mon prof : Mes pensées galopent = Mes pensées sont comme un cheval qui galope
Moi : Mes pensées galopent = Mes pensées galopent comme un cheval
Donc, par « comparaison implicite » dans des phrases comme « Mes pensées galopent » je dois reformuler mentalement de quelle façon dans ce cas là ?
votre prof a raison. C’est une comparaison implicite car Il n’y a pas de « comme un cheval » exprimé, sinon ce serait une comparaison.
Pour la reformulation, les deux se valent mais seule compte l’analyse de ce qui est écrit.
« Seule compte l’analyse de ce qui écrit », donc, selon vous, si je vois une phrase similaire à : Mes pensées galopent
Le comparant est obligatoire : un cheval qui galope et non uniquement un cheval ?
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