formulation pléonastique
Bonjour,
Après avoir lu un article sur le pronom relatif Dont, et son bon usage – avec la préposition De – un exemple m’a posé problème. Il y a sûrement une subtilité que je n’ai pas comprise.
J’ai constaté l’utilisation répétée de la préposition de, ce qui n’est, à priori, pas possible avec le pronom dont.
Ex : De l’importance de laquelle.
Article :
Dans la subordonnée relative, il faut éviter d’employer dont avec un complément introduit avec la préposition de ou avec le pronom en, qui « cache » toujours un de (cette promotion, il en est heureux=il est heureux de cette promotion)
Elle m’a soumis, cette question, de l’importance de laquelle je doute. (et non: elle m’a soumis cette question dont je doute de l’importance.)
Merci d’avance pour votre éclairage.
Romain
Le pronom relatif dont est en effet une contraction de la préposition de et d’un pronom, ce qui la rend équivalente à duquel, de laquelle, desquels, desquelles et de qui (pour un être animé).
Il s’applique donc par défaut à l’antécédent immédiat : « Elle m’a soumis une question_dont (=de laquelle) l’importance m’échappe » ou « … une question_dont je me suis saisi ».
Mais dans votre exemple, le doute porte sur l’importance et non sur la question. mot qui ne peut donc devenir l’antécédent immédiat de douter.
La construction correcte (même si elle n’est pas intuitive) est donc bien : « Elle m’a soumis cette question de l’importance de laquelle je doute. «
La virgule entre le pronom et son antécédent n’est pas ici la bienvenue car elle « casse » le lien entre eux. Elle se justifierait en revanche si l’antécédent réel était suivi d’un complément : « Elle m’a soumis cette question de grammaire, de l’importance de laquelle je doute. » (on ne doute pas de l’importance de la grammaire mais de celle de la question)
Je vous remercie pour votre réponse, et si je comprends bien, de laquelle est le pronom de question et non d’importance ? Merci
Oui, c’est cela.
