À quelle forme conjuguer le verbe « être » en tel cas ?

« Je veille sans excitants, je dors sans calmants. Que je sois fatigué et je me couche, que je me réveille et je me lève. Quelle que soit l’heure. Il m’arrive de commencer ma journée à minuit, car je me serai couché à seize heures. »

Instinctivement, il me semble qu’ici, dans la dernière phrase de se court paragraphe, le verbe « être » devrait être conjugué sous la forme « serai », qui correspond à la première personne du singulier du futur simple. Mais je ne vois pas ce que viendrait faire le futur simple dans la logique du propos… Ce que je souhaite faire dire au personnage, c’est que les quelques fois où il lui arrive de commencer sa journée à minuit, c’est quand (et parce que) sa période de sommeil a commencé la veille à seize heures.

J’aurais besoin que vous me confirmiez ma conjugaison instinctive du verbe « être » dans la dernière phrase, ou bien que vous m’indiquiez la manière correcte de le conjuguer sans, toutefois, altérer mon propos. Merci d’avance.

Nonobstant Amateur éclairé Demandé le 31 mars 2020 dans Conjugaison
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24 réponse(s)
 

Il m’arrive de me coucher à minuit, car je me suis couché à 16h. Concordance des temps présent/passé composé.
Il m’a

Dhumeau Érudit Répondu le 31 mars 2020
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Merci, Joëlle et Dhumeau, pour vos réponses !

Je pense que la meilleure solution, la plus proche de ce que je veux faire dire au personnage, est la tournure : « Il m’arrivera de me lever à minuit, car je me serai couché à 16h. »

J’ignorais cette histoire de « concordance des temps », c’est-à-dire, si je comprends bien, de temps qui se combinent bien tandis que d’autres ne doivent pas se fréquenter. Au collège, je devais être trop occupé à éviter de faire trop de fautes d’orthographe…

Si vous avez encore la patience, j’en profite pour vous soumettre cet autre problème de conjugaison :

« Je voudrais que tous les carnets restés dans ma pièce soient détruits. Idéalement, brûlés. Peux-tu t’engager à cela ? »
« Qu’est-ce qui se passerait si je ne m’y engageais pas ? »

Encore une fois instinctivement, j’ai conjugué le verbe « s’engager » ainsi : « si je ne m’y engageais pas ». Alors que si j’avais réfléchi, étant donné qu’entre ici en jeu une condition, il me semble que j’aurais dû avoir recours au conditionnel. Mais « Qu’est-ce qui se passerait si je ne m’y engagerais pas ? » sonne affreusement mal à mes oreilles. Si vous me confirmerez que la forme « engageais » est ici la bonne, pourrez-vous avoir l’obligeance de m’expliquer succinctement pourquoi la conjugaison dictée par ma (la ?) raison est incorrecte ? Merci.

NB : Je suis un magyaro-italien, je n’ai acquis la nationalité française que l’année dernière. J’ai appris le français, avec moult difficultés, de manière instinctive plutôt qu’analytique, ce qui me permet d’écrire votre langue (désormais également mienne) sans trop de fautes mais avec de fort pénibles incertitudes qui m’assaillent à tout bout de champ. J’essaierai toutefois de ne pas solliciter les membres de ce site sans que la réponse au dilemme rencontré ne me soit vraiment importante.

Nonobstant Amateur éclairé Répondu le 31 mars 2020
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Votre maîtrise de la langue est impressionnante ! N’hésitez pas à nous questionner, même si cela n’est pas important !!!
Si vous pouviez supprimer vos réponses superflues, ce serait plus aisé pour lire notre fil. Je ne veux pas déranger le service technique, nos informaticiens sont débordés en ce moment, car le Projet Voltaire est mis gratuitement à la disposition des écoles.
Qu’est-ce qui se passerait si je ne m’y engageais pas ?  : cette phrase est juste, elle correspond à la parfaite concordance des temps
imparfait avec SI==> conditionnel présent.
https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-15267.php

joelle Grand maître Répondu le 31 mars 2020
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Merci pour vos encouragements, Joëlle. Et merci pour votre disponibilité !

Je viens de supprimer mes réponses superflues.

J’ai compris mon erreur… Dans la phrase « Qu’est-ce qui se passerait si je ne m’y engageais pas ? », par manque d’attention, j’ai considéré « …je ne m’y engageais pas » comme la conséquence éventuelle de « Qu’est-ce qui se passerait… », alors que c’est bien évidement le contraire ! Quelle bourde ! « Ce qui se passerait » est la conséquence soumise à la condition « si je ne m’y engageais pas ». C’était pourtant évident. Merci de m’avoir tout de même répondu là-dessus.

Encouragements et admiration aux informaticiens qui continuent à faire fonctionner ce site, et à tous ceux qui continuent à faire fonctionner la France malgré tout.

Nonobstant Amateur éclairé Répondu le 31 mars 2020
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La formulation qui me convient le mieux pour « réparer » ma phrase bancale « Il m’arrive de commencer ma journée à minuit, car je me serai couché à seize heures » est donc celle-ci, suggérée par Dhumeau : « Il m’arrivera de commencer ma journée à minuit, car je me serai couché à seize heures. » Encore merci. Je dévisage les progrès pourtant basiques qui me restent à faire rien qu’en tentant de maîtriser cette histoire de « concordance des temps », ce qui aurait dû être fait déjà en classe de 5e au collège, voire en 6e, voire au CM2.

Nonobstant Amateur éclairé Répondu le 31 mars 2020
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Nonobstant
Vous maniez la langue française avec une grande dextérité. Vous êtes capable de distinguer les formulations instinctives des formulations rationnelles. C’est épatant. Ce qui suppose en plus que vous êtes en mesure d’utiliser votre instinct quand vous vous exprimez, ce qui n’est pas donné à tout le monde ! Et cerise sur le gâteau, vous utilisez un vocabulaire très imagé : « les erreurs m’assaillent ! »,  » je dévisage les progrès qu’il me reste à faire ». Un plaisir pour le lecteur …
Concernant le conditionnel : le verbe de la proposition principale est au conditionnel présent (ou conditionnel passé) et le verbe de la proposition subordonnée de condition (commençant par si) est à l’imparfait (ou plus que parfait). C’est la règle.

Dhumeau Érudit Répondu le 31 mars 2020
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Un grand merci, Tara, pour avoir adoubé ma phrase originelle sur la base de votre fine compréhension de la nuance que je souhaitais apporter à sa tournure. Sans votre intervention, j’aurais adopté la forme proposée par Dhumeau, soit « Il m’arrivera de commencer ma journée à minuit, car je me serai couché à seize heures ». Mais le sens initial en aurait été légèrement altéré. Ce n’aurait pas été un drame, pour moi, que de reconnaître une maladresse et amender ma formulation en conséquence, mais, bien sûr, je préfère pouvoir exprimer exactement ma pensée, au poil près.

Parce qu’il me faut pour cela avoir atteint vingt points sur le ci-présent site, je ne suis actuellement techniquement pas en mesure de noter votre réponse comme la meilleure à mes doutes, mais votre subtilité, Tara, mériterait cette reconnaissance.

Je suis un étranger, mi-Florentin mi-Budapestois, pas peu fier d’écrire un roman en langue française après tant de découragements surmontés uniquement par les mérites de professeurs de français (Mme Breit, Mme Rœck, Mlle Haus) qui à partir de la classe de 5e, au collège, ont réussi à me donner le goût de ses subtilités (dans Vercoquin et le plancton de Boris Vian, pour commencer). En classe de 6e, j’étais sur le point de totalement lâcher l’affaire.

Mon roman, rédigé depuis le siècle dernier, fait désormais plus de trois mille pages et n’a jamais été présenté à un éditeur. Je suis en train de le remodeler de fond en comble afin de pouvoir un jour le tendre sans avoir à rougir de rien. Mon style oscille entre langage soutenu et franchement ordurier dans le but de rendre compte de la personnalité complexe du principal protagoniste. Me gardant d’abuser de néologismes, j’essaye d’être créatif dans mes tournures de phrase sans néanmoins basculer dans l’erreur pure et simple. Ce n’est pas facile, et c’est justement en raison de cette patente difficulté à ce faire que je suis ici : pour vous faire valider ou voir invalidées mes prises de risque grammaticales etc. Si je ne pourrai compter sur l’expertise de littéraires plus rompus que moi au maniement de la langue française (à cette adresse, ou sur d’autres sites en ligne bénéficiant pareillement du savoir de « grands maîtres » et d’ « amateurs éclairés »), mon expression se trouvera condamnée à être timorée — de crainte d’être fautive.

Merci donc Joëlle, Dhumeau et Tara pour votre bienveillance. Comme je l’ai écris ailleurs sur ce fil ou le précédent, je suis conscient de devoir éviter de vous solliciter pour tout et n’importe quoi, car je ne suis pas le seul nécessiteux à fréquenter cette précieuse ressource, question-orthographe.fr.

Nonobstant Amateur éclairé Répondu le 1 avril 2020
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Il m’arrive de me coucher à minuit, car je me suis couché à 16h. Concordance des temps présent/passé composé.
Il m’a

Dhumeau Érudit Répondu le 31 mars 2020
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Il m’arrive de me coucher à minuit, car je me suis couché à 16h. Concordance des temps présent/passé composé.
Il m’a

Dhumeau Érudit Répondu le 31 mars 2020
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Il m’arrive de me coucher à minuit, car je me suis couché à 16h. Concordance des temps présent/passé composé.
Il m’a

Dhumeau Érudit Répondu le 31 mars 2020
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Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.