RE: typographie des pensées intégrées dans le texte : majuscule ou non après deux points
En ponctuation on ne met pas de majuscule après deux points.
Mais lorsque les pensées sont intégrées dans le texte d’un roman, donc sans guillemets, je me demande si je peux/dois malgré tout laisser la majuscule, comme pour une réplique indépendante. Exemple : C’est à ce moment-là que j’ai pensé : Suis-je condamnée ?
Merci pour votre réponse Chambaron.
En fait, j’ai justement uniformisé la typographie des pensées du narrateur, bien distinctes des citations et des dialogues, en supprimant les guillemets qui étaient de trop dans le texte. (Il me semblait aussi avoir lu que c’est l’usage en imprimerie nationale, puisque comme vous le dites les guillemets suggèrent l’oralité du discours, même si d’autres façons de faire restent effectivement possibles selon les ouvrages et leurs caractéristiques.)
Comme il y a beaucoup de pensées, je voulais préserver le style direct, et ma question portait vraiment sur l’usage de la majuscule dans le cas d’une pensée directe introduite par deux points et sans guillemets, mettriez-vous une majuscule dans ce cas précis ? Ou est-ce ce vous vous rangeriez plutôt à la règle de ponctuation qui veut qu’une minuscule suive deux points ?
Vous voulez concilier deux choses inconciliables dans le dispositif d’ensemble. Il faut donc en sacrifier une, ad libitum.
Porte de sortie : pour les pensées seules (in petto), s’il y en a beaucoup, vous pouvez choisir l’italique sans guillemets.
– C’est à ce moment-là que j’ai pensé : Suis-je condamnée ?
– C’est à ce moment-là que j’ai pensé, suis-je condamnée ?
Ce n’est pas orthodoxe mais c’est efficace. Cela permet des insertions faciles ou entre parenthèses :
– Elle croisa de nouveau Alfred dans le couloir (Ah, non, pas lui ! ) et le salua hypocritement.
L’important est que le lecteur repère bien le balisage tout au long de l’ouvrage (donc rester cohérent et méthodique).
