RE: subjonctif ou indicatif

Bonsoir,
je doute tout le temps sur ce subjonctif ou cet indicatif ! Si vous avez un « truc » pour trouver la bonne réponse… Voici mes deux phrases :

Comprend-il que j’ai(e) besoin de lui ?

C’est la plus belle ville que j’ai(e) jamais visitée.

Et pour ma troisième phrase, rien à voir avec le subjonctif, je doute sur l’accord ou non…

C’est quelque chose que j’ai retenu(e) de cette histoire.

Merci à tous !

3 Réponses

De truc, il n’y a pas.  Le choix entre subjonctif et indicatif ont fait et font encore couler beaucoup d’encre.
Voici mon analyse (après un certain nombre de lectures à ce sujet, cela va de soi)
Parfois, le subjonctif est nettement requis, parfois l’emploi de l’indicatif ne fait aucun doute. Le choix de l’indicatif, qui établit des faits, ou du subjonctif, qui place les procès sous une subjectivité, dépend de l’angle de vue, de la « position psychologique » du sujet.

Il arrive assez souvent que, comme dans les phrases que vous donnez, et vous avez pu le voir dans les réponses qui vous ont été faites, les deux modes sont/soient possibles.

Pour le choix du subjonctif, par exemple, parfois seulement certains éléments qui précèdent le verbe concerné éclairent sur cette position : par exemple certains verbes introducteurs (souhaiter, vouloir…) la forme négative, le type interrogatif, la présence d’un superlatif…
Pour l’indicatif aussi existent des indices : le verbes introducteurs exprimant la certitude, par exemple, déclenchent son emploi.

Parfois Il n’y a pas d’éléments « visibles » dans la phrase. Le choix est laissé à l’appréciation du locuteur. Veut-il présenter le procès comme un fait, en faire une information ? Indicatif. Subordonne-t-il le procès à l’expression de sa subjectivité  ? Subjonctif.
Prenons cet exemple :
Ce garçon est le plus beau des garçons que j’ai connus. : deux faits  sur le même plan : supériorité de la beauté du garçon / j’ai connu un certain nombre de garçons
Ce garçon est le plus beau que j’aie connu : un fait : supériorité de la beauté + une pensée : si je le compare à ceux que j’ai pu connaître, il peut y en avoir d’autres pour lesquels la supériorité de ce garçon n’est pas avérée

Je dois préciser que certaines grammaires normatives dictent l’emploi de l’un ou l’autre mode et ont une position rigide quant à leur emploi; ceci me semble précisément contraire à l’esprit de la langue en tarissant la source de nuances qu’offre précisément ce choix.

Tara Grand maître Répondu 4 jours auparavant

merci pour ces précisions supplémentaires, la subtilité est parfois difficile à déceler, mais je pense mieux comprendre tout de même…

4 jours auparavant.

Oui. Nuance difficile à expliquer aussi.

4 jours auparavant.

C’est faux dès le premier exemple.
« Il arrive que les deux modes sont/soient possibles… »
Et il arrive qu’il pleut ? Et il arrive que je suis fatigué ? Avec « il arrive que », on utilise le subjonctif, et non, le choix n’est pas laissé à l’appréciation du locuteur, et non, « il arrive que c’est possible » n’est pas une des merveilleuses nuances d’une langue si riche. Vous ne pouvez pas enseigner cela ici.

4 jours auparavant.
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