RE: Store(-)banne
Bonjour,
L’usage des traits d’union est instable dans le cas des appositions ou de la coordination implicite. Je m’interroge sur le cas de store(-)banne, que je trouve partout écrit sans trait d’union.
S’agit-il à la fois d’un store d’une banne ? Le cas échant, les deux mots devraient obligatoirement être joints par un trait d’union : un store-banne, des stores-bannes, comme une porte-fenêtre, un café-théâtre, un député-maire, un menuisier-charpentier, un boulanger-pâtissier…
Qu’en pensez-vous ?
Bonjour,
C’est un dispositif, improprement mais couramment appelé store, qui est principalement constitué d’une banne. On pourrait comparer la construction à celle de jupe-culotte (une fausse jupe qui est en fait une culotte) ; le trait d’union serait logique mais l’emploi est surtout commercial et les marchands n’ont pas jugé nécessaire d’en mettre.
Pourquoi improprement, la définition de store parle d’elle-même :
B-Large auvent généralement de toile qui se déploie à volonté au-dessus d’une vitrine ou d’une terrasse pour les protéger du soleil et qui reste enroulé autour de son mécanisme lorsqu’il est inutilisé.
Parce qu’à l’origine, le store (d’une variante de l’italien du nord, stora) est un rideau, une natte et non un auvent. En effet, l’usage dans le langage courant s’est étendu à l’auvent de toile (mais qui n’est pas reconnu par tous les dictionnaires) ce qui justement oblige les marchands à préciser banne en complément pour différencier des stores verticaux.
