RE: J’avais pensé que ou Je pensais que
Bonjour,
Je me pose une question sur le temps correct dans la phrase suivante :
J’avais pensé que c’était comme en Belgique, mais ce n’était pas le cas.
J’ai l’impression que l’imparfait conviendrait mieux.
Je pensais que c’était comme en Belgique, mais ce n’était pas le cas.
Le sujet donné à mes élèves était d’employer le plus-que-parfait pour expliquer les préparatifs avant d’avoir fait un long séjour à l’étranger, comme :
J’avais étudié la langue dans une école et je n’ai pas eu de problème de communication.
J’avais lu des articles sur Internet et je n’ai pas été surpris par les habitudes locales.
Pencheriez-vous pour le plus-que-parfait ou l’imparfait et pourriez-vous expliquer pourquoi ?
Je vous remercie par avance.
Bonsoir,
Le plus-que-parfait permet de marquer l’antériorité d’une action achevée :
1°) J’ai étudié la langue dans une école. 2°) [Ensuite, quand je suis allé dans ce pays], je n’ai pas eu de problème de communication. >J’avais étudié la langue dans une école et je n’ai pas eu de problème de communication.
1°) J’ai lu des articles sur Internet. 2°) [Ensuite, quand je suis allé dans ce pays], je n’ai pas été surpris par les habitudes locales.> J’avais lu des articles sur Internet et je n’ai pas été surpris par les habitudes locales.
1°) J’ai pensé que c’était comme en Belgique. 2°) [Ensuite, quand je suis allé dans ce pays, je me suis aperçu que] ce n’était pas le cas. > J’avais pensé que c’était comme en Belgique, mais ce n’était pas le cas.
Le plus-que-parfait est donc parfaitement adapté à votre exemple et à votre exercice.
Pourquoi alors l’imparfait semble-t-il aussi utilisable ? L’imparfait est un temps qui ne marque pas l’achèvement, qui reste flou et indéfini sur la fin de l’action. Or, des verbes qui expriment un processus mental ou une position subjective ne sont jamais réellement terminés. Si vous pensiez quelque chose hier et qu’aujourd’hui vous vous en souvenez ou que vous en parlez , c’est ce que vous le pensez toujours ou du moins que vous pensez à ce que vous pensiez. Vous pouvez donc employer l’imparfait avec des verbes comme penser, croire, même dire, mais pas avec des verbes qui reflètent un fait objectif.
Vous pouvez donc dire sans problème : « Je pensais que c’était comme en Belgique, mais ce n’était pas le cas. »
Alors que : « J’étudiais la langue dans une école et je n’ai pas eu de problème de communication. » est une affirmation qui n’a pas de cohérence logique.
