RE: Informer accord du pp / subjonctif ou indicatif après « le fait que »

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Bonjour

1) Dans cette phrase, faut-il accorder le PP si c’est une fille ? Je doute car on peut aussi bien dire « on lui a informé qu’ils étaient trois » que « on l’a informée qu’ils étaient trois ». Les deux tournures sont peut-être possibles.
– On m’a informé(e) qu’ils étaient trois

2) J’ai entendu cette phrase hier d’un homme politique. Je m’interrogeais sur son orthographe. Dans celle-ci, peut-on entendre mensonge en général ou faut-il le mettre au pluriel ?
– C’est un électoralisme de mensonge(s) et de démagogie

3) Faut-il employer du subjonctif après « le fait que » ? Je trouve les avis partagés sur différents forums.
– Elle refuse du fait qu’il y ait peu de debouchés
– Le fait que tu viennes ou non, n’y change rien

Merci pour vos réponses

Tony Grand maître Demandé le 29 mars 2018 dans Accords
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Bonjour Tony.

1) Vous écrivez : (…) on peut aussi bien dire « on lui a informé qu’ils étaient trois » que « on l’a informée qu’ils étaient trois ».

La construction du verbe informer se fait comme suit (CNRTL) : Qqn informe (qqn) de qqc., qqn informe (qqn) que + ind.

La formulation on lui  a informé est donc fautive. Il faut on l’a informé . Dans votre exemple on m’a informé et, si le COD est du genre féminin, on m’a informée

2) Comme quasiment toujours en pareil cas, singulier et pluriel sont possibles. Je mettrais cependant le singulier puisqu’il s’agit  du mensonge en général.  D’autant que mensonge est coordonné avec démagogie qui est d’ordre général et que vous mettez fort justement au singulier.

3) Le fait que peut être suivi aussi bien de l’indicatif que du subjonctif. Le Bureau de la traduction canadien (un autre site de référence) établit des nuances selon que le fait que forme le sujet de la phrase (auquel cas, dit-il, le subjonctif est plus fréquent mais l’indicatif autorisé) ou qu’il forme un complément (auquel cas… les deux peuvent s’employer). C’est ici.

Il y a une intéressante discussion sur ce sujet sur un forum de langue française.net. C’est ici. Les contributeurs citent Grévisse qui distingue l’emploi de l’indicatif quand le fait est avéré et le subjonctif s’il s’agit d’un fait hypothétique, ou soumis à appréciation (donc subjective). J’avoue que ces indications me plaisent bien, car elles correspondent à l’idée que je me fais de l’emploi de l’indicatif et du subjonctif. Ce qui, dans vos deux exemples, donnerait :

– Elle refuse, du fait qu’il y a peu de débouchés : l’absence de débouchés est un fait avéré.
– Le fait que tu viennes ou non n’y change rien (sans la virgule qui séparerait le sujet du verbe) : que tu viennes ou non n’est pas un fait, c’est une hypothèse.

jbambaggi Grand maître Répondu le 29 mars 2018

Merci beaucoup pour votre réponse Jbambaggi ! En effet, vos liens sont très intéressants. Les arguments et les subtilités sont convaincants. Je le saurai à l’avenir 😊

le 29 mars 2018.
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