RE: De conserve et de concert = grande ambiguïté (ou diabolique perversité ?)

Bonsoir,

 »De concert »…Je connaissais l’expression. D’un accord commun/ en accord

Je reconnais humblement qu’il y a 3 mois je n’avais encore jamais lu l’expression  » de conserve ». J’ai découvert ce qui y était lié. Sauf erreur, expression employée autrefois dans la marine. Naviguer de conserve, voulait dire que des navires naviguaient sans se perdre de vue…. Ensemble donc.
Cheminer (dans le sens se promener) de conserve également
( »visiblement ». Regarder NB. en bas de message 😉 )

Donc, bien regarder le sens donné à la phrase. Ok pour ça.

Cependant….
Certaines fois, choisir l’une comme l’autre de ces expressions me semble… Juste. Et donc, ne me semble pas être erreur. Et donc, je ne sais que choisir.

Exemple (à corriger)

Ils œuvrent de concert afin que le zoo retrouve les mille et une visites journalières d’avant pandémie.

A mes yeux, ils peuvent autant œuvrer d’un commun accord (pour que le zoo retrouve…) qu’œuvrer ensemble en même temps se perdre de vue (dans le même service du zoo,  2 employés à l’accueil, travaillant aux mêmes horaires et au même guichet)
Je rajouterais qu’ils peuvent aussi cumuler.
Ils peuvent œuvrer ET de concert ET de conserve à savoir, d’un accord commun et ensemble (dans le même temps, sans se perdre de vue, etc.)

Que choisir ?  »De concert » ou bien  »de conserve » dans l’exemple donné ci-dessus ?

Merci d’avance pour vos retours.

NB. il n’est d’ailleurs pas  interdit non plus de cheminer (promenade tranquille),  ET de conserve (ensemble) ET d’un accord commun.
Parce qu’on a décidé qu’il en serait ainsi (accord commun) de se promener… ensemble, sans se perdre de vue (dans une forêt par exemple)

Bon courage aux téméraires qui apporteront réponses

3 Réponses

Ce choix entre deux énoncé n’est pas spécifique, c’est ce qu’on fait toujours. Énoncer une phrase, c’est choisir. Il faut parfois choisir entre deux paronymes c’est tout.
Entre conjecture et conjoncture, infraction et effraction, éruption et irruption, perpétrer et perpétuer, éminent et imminent, vénéneux et venimeux, etc. Lorsque les deux mots peuvent apparaître dans un même contexte, il y faut une vigilance supplémentaire.

Pour « diabolique perversité » vous avez répondu vous-même.
Dans « diabolique », il y a référence au diable, c’est à dire à une entité disons pour aller vite, surnaturelle, ce qui n’est pas dans « perversité ».

Tara Grand maître Répondu le 3 juin 2022

Bonjour Tara,

Merci pour votre retour

Vous avez entièrement raison.
Le problème étant pour moi que, pour ces énoncés-là, (de concert/de conserve) je pense une fois sur 2 que les deux expressions peuvent correspondre.
Autant l’emploi de l’une que de l’autre me semble et possible et avoir sens dans une phrase donnée.(1 fois sur 2)

J’ai réfléchi aux exemples que vous avez cités. J’y vois nuances dans leur utilisation.
Ex : un champignon n’envoie pas son venin en venant avec son petit corps me piquer. il est juste toxique tranquille dans son coin
Ex  :  je ne peux pas faire une éruption chez des  amis ( à moins d’avoir une excellente assurance responsabilité civile ou des amis de rechange  😉 )
Pour les autres exemples, idem. L’hésitation entre les termes me semble impossible (ouf)

Mais…je coince sur ces foutues (pardon) conserves !
Ravie que diabolique perversité ne soit pas pléonasme car c’est bien là l’expression que je souhaite utiliser

le 3 juin 2022.
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