RE: Complément dans une phrase avec le verbe faire et son infinitif
Bonjour,
Je m’adresse à vous pour vous faire part des doutes qui m’emplissent au sujet de la construction de phrases contenant le verbe faire accompagné d’un verbe à l’infinitif.
En effet, lorsque je dois formuler une phrase de ce type, je n’arrive jamais avec certitude à savoir si je dois inclure dans ladite phrase ou non un complément juste après le verbe faire et son infinitif. Je m’explique : par exemple, pour dire qu’une personne s’est accommodée d’une contrainte, je ne sais pas si l’on doit écrire « la faire s’accommoder de cette contrainte » ou si l’on doit écrire « lui faire s’accommoder de cette contrainte ». Autrement dit, je ne sais pas si l’on doit dire « faire à quelqu’un s’accommoder d’une contrainte » ou si, au contraire, l’on doit seulement dire « faire s’accommoder quelqu’un d’une contrainte « .
Il semble que la question ait déjà été posée aux membres de ce forum, puisque j’ai trouvé sur ce forum une réponse en rapport avec la question que j’ai posée plus haut. En effet, d’après la réponse que j’ai lue, il faudrait, pour savoir si le verbe faire et son infinitif s’accompagnent d’un complément, vérifier s’il y a un COD ou non dans la phrase. Si tel est le cas, alors il est nécessaire de construire la phrase avec un complément. En revanche, si la phrase est dénuée de COD, alors elle se construit sans complément.
Seulement, je n’arrive pas à appliquer cette règle à la phrase dont je doute de la construction et que je vous ai soumise plus haut. Car, certes, si je ne m’abuse, la phrase que j’ai citée plus haut semble bien contenir un COD, mais, à l’oreille, il me paraît un peu bizarre de dire « faire à quelqu’un s’accommoder de quelque chose ». Aussi est-ce pour cela que je m’adresse à vous pour mieux maîtriser la construction de ces phrases.
Je vous remercie d’avance pour votre aide et le temps que vous consacrerez à la lecture de mon message.
Bonne journée à vous.
Bonjour,
Dans la phrase « Je fais s’accommoder cette personne de cette contrainte. », ladite personne est à la fois le sujet et, à travers le pronom s’, le complément d’objet direct du verbe accommoder ; c’est l’idée même d’un usage réfléchi du verbe. On écrira donc : « Je la fais s’accommoder de cette contrainte. »
Si le choix du groupe verbal avait appelé un complément d’objet indirect pour citer la personne , par exemple avec brosser les dents, « Je fais se brosser les dents à ma fille. » , on aurait eu : « Je lui fais se brosser les dents. »
Cela dit, je partage la réticence de Ouatitm quant au choix du verbe faire pour donner du sens à la phrase, car s’accommoder implique une démarche d’organisation mentale intérieure propre à son sujet. On fait subir une contrainte à une personne et celle-ci s’en accommode. Le verbe laisser aurait été plus approprié (les constructions sont les mêmes qu’avec faire) : « Je la laisse s’accommoder de cette contrainte. » ou si réellement vous accompagnez cette personne pour qu’elle sache s’accommoder d’une contrainte : « Je lui apprends à s’accommoder de cette contrainte. »
