RE: ambages
Dans le livre de Louis-Ferninand Céline « Voyage au bout de la nuit » j’ai lu la phrase suivante :
Les fonctionnaires présents accusaient sans ambage les militaires…
Or, j’ai toujours lu le féminin pluriel pour le nom « ambages ».
Ce livre a été publié en 1952. Le nom « ambages » a-t-il évolué ?
Le CNRTL reprend la phrase du livre (sans « s ») et le dictionnaire Larousse mentionne que le nom féminin pluriel.
Pouvez m’expliquer la petite différence s’il vous plaît ?
Bonjour Yves,
Un élément de réponse, peut-être, pour faire avancer le « schmilblick » et sous toutes réserves : extrait du site : PARLER FRANCAIS
Conformément à son étymologie latine (ambages, « sinuosités, détours », de amb, « autour, de chaque côté », et de agere, « pousser ; agir »), ambages fait partie de ces mots toujours employés au pluriel, à l’instar de fiançailles, frais, affres, etc.
Toujours ? Force est de constater que certains écrivains ne se sont pas privés d’accommoder le bougre au singulier (« L’ambage de ses discours », Saint-Simon ; « par un ambage équivoque, et une difficulté de distinction », Marie de Gournay), mais cet emploi reste rare et n’est pas à conseiller, si l’on en croit l’Académie qui précise, sans circonlocutions inutiles, que ledit substantif féminin ne se rencontre plus de nos jours qu’au pluriel, dans la locution adverbiale sans ambages, « sans détours, directement » : Parlez sans ambages… mais de préférence avec un s !
Source : http://parler-francais.eklablog.com/sans-ambage-s-a95980139
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