RE: frousser
Extrait du livre de Sylvain Tesson chez Gallimard « Dans les forêts de Sibérie »
La neige tombe du matin au soir. On entend frousser les flocons.
Je ne trouve pas la définition de frousser ?
Pouvez-vous réchauffer ma mémoire qui doit être saisie par le froid ?
Coquille, coquille ? La marée descendante atteindrait-elle donc aussi Gallimard ?
Même hors contexte, je flaire là la création pure et dure d’un mot pour les besoins du texte et de l’Écriture. Après tout, frousser est assez évocateur : la peur (frousse) de la mort blanche, l’enfouissement candide sous les cristaux qui tombent en continu, la grande Faucheuse qui apprête son blanc trousseau de noces morbide…
Fabriquant à tombereaux ouverts dans mes propres textes des vocables inédits et surprenants, je ne suis pas choqué et cela me ravit : si cela n’est pas une coquille vide, j’en ferai une de mes perles…
Il me faudrait donc contacter l’éditeur voire M. Sylvain Tesson pour que la plénitude tombe drue et recouvre toute peur !
Cela sert toujours d’avoir un éditeur dans ses contacts.
Allez-y, ne refroussez pas chemin…
