tiret du là

Bonjour à tous,

Je n’arrive pas à trouver la règle qui m’indique que dans cet exemple :

Ces nombreux mondes-là cohabitent avec plus ou moins…

Je dois mettre le tiret. Je pensais que lorsque qu’il y avait « quelque chose » entre le déterminant démonstratif et le nom concerné que je ne devais pas mettre de tiret.

Je vous remercie infiniment pour votre réponse.

Véronique

cugnot Membre actif Demandé 12 heures auparavant dans Général

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2 réponse(s)
 

La règle dit (c’est un trait d’union et non un tiret) :

1 – Il y a un trait d’union lorsque le nom est placé immédiatement après le démonstratif et avant l’adverbe  :  

2 – Il n’y a pas de trait d’union lorsque le nom est séparé (exemples 2) :

– soit du démonstratif

Ces jolies chemises là,

   – soit de l’adverbe

Cet enfant malade là.

 

Le point 2 ne s’applique pas lorsque le mot qui sépare le nom de son démonstratif est un nombre…

Ces quatre mois-là, ces deux chats-là, ces vingt élèves-là…

 

joelle Grand maître Répondu 11 heures auparavant

Comme Joëlle a récapitulé la « règle » en vigueur, je n’y reviens pas.  Vous pouvez par ailleurs lire avec attention le billet du site de référence Parler français qui analyse de nombreuses configurations.
Il est en revanche difficile d’en trouver la raison et les ouvrages de référence ne sont pas très bavards à ce sujet. La source est à chercher dans une mauvaise interprétation dès l’origine du mot «  » qui a été perçu comme une utilisation de l’adverbe de lieu alors qu’il s’agit d’un latinisme intraduisible. Cela correspond à ce que les linguistes appellent un enclitique, un élément qui se joint organiquement à un mot en relation avec le mot précédent. Sauf si vous êtes latiniste, il m’est difficile d’entrer dans le détail et les exemples uniquement latins.
Ici, le là doit être interprété comme un renforcement de l’adjectif démonstratif qui précède (ce, cet, celle, ceux) comme on le retrouve dans la célèbre formule du Requiem : « Dies irae dies illa » = « Jour de colère (que) ce jour-là…« .
Le mécanisme semble identique avec même, particule de renforcement et non adverbe, qui se colle après un pronom (moi-même etc.). C’est complexe mais passionnant pour un linguiste.
En résumé, le trait d’union est une béquille typographique traduisant l’enclitique mais il devient problématique si plusieurs mots le précèdent.

Chambaron Grand maître Répondu 3 heures auparavant

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