Question sur l’usage de « Quoi que » ou « quoique »

Bonjour,
je suis sur le projet voltaire et je suis tombé sur une des fiches méthodes pour la règle d’emploi de quoique ou quoi que.

La règle me laisse perplexe car l’exemple derrière pour se tester est le suivant :
« J’atteindrai mon objectif, quoique je doive sacrifier pour cela »

je réfléchis, j’en déduis que l’usage de « bien que » à la place de « quoique » colle même s’il change le sens de la phrase.
On passe de :
« qu’importe ce que je dois sacrifier » à
« même si je dois sacrifier »
(on peut en déduire qu’on parle surement de personne dans cette version).
J’appuie donc sur « Correct » et le site m’affiche une croix pour me signifier que la phrase est incorrecte.

Quelle est la subtilité ici ?

Merci par avance.

AlbanVacioli Débutant Demandé le 14 décembre 2025 dans Général

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3 réponse(s)
 

Dans l’astuce utilisée, il faut que quoique (conjonction en un seul mot) et bien que puissent être échangés mot pour mot.  Dans votre exemple, ce n’est pas possible car il faudrait rajouter un complément :
« J’atteindrai mon objectif, quoique je doive sacrifier un complément pour cela. » 
Sinon, quoi est un pronom séparé qui fait office de complément du verbe qui suit :  
« J’atteindrai mon objectif, quoi [= n’importe quelle chose] que je doive sacrifier pour cela. » Autrement dit : « J’atteindrai mon objectif, quelle que soit la chose que je doive sacrifier pour cela. »

Chambaron Grand maître Répondu le 14 décembre 2025

Bonjour, j’ai un doute.  Dans une phrase du type :  » Je n’ai rien oublié. Quoique, je n’arrive pas à me rappeler son… », selon moi,  « quoique » est à écrire en un seul mot car il sous-entend : bien qu’en y réfléchissant… », ai-je tort ? Je le trouve souvent en deux mots.

willental Membre actif Répondu le 5 mars 2026

@willental : c’est du style oral et il n’est jamais bon d’enlever des mots. On ne sait donc pas si le locuteur veut dire « quoi qu’il en soit »  (en deux mots) ou « malgré cela » (concession, quoique en un mot). La seconde option me semble néanmoins à privilégier, avec un sens restrictif sur ce qui a été dit (à vrai dire, cependant).
On trouve chez Simone de Beauvoir : « Garde-moi rancune si tu y tiens. Quoique vraiment, tu devrais comprendre! dit-il avec un soupir (…) »

Chambaron Grand maître Répondu le 5 mars 2026

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