RE: Des biens dont se soucier
Bonjour !
Une phrase d’une de mes clientes m’embête :
« Ils n’avaient pas de biens à se soucier »
Au début, j’ai corrigé « à » par « dont », car « se soucier » se construit majoritairement avec « de » (en dehors de l’expression « soucier quelqu’un » qui est considérée comme vieillie), Puis ça m’a semblé quand même incorrect, car j’ai l’impression que « de » rentre en conflit avec « dont », mais comme c’est plus une sensation qu’une réelle analyse grammaticale, je ne sais pas si ma gêne est fondée. (Je pense à l’erreur : « C’est de cela dont »).
Si j’essaye de décortiquer : « de » est l’article (partitif) de « biens », et non préposition, donc ça ne devrait pas poser problème… si ?
Je suis tentée de proposer une reformulation avec un autre verbe parce que la phrase me semble maladroite, mais je ne suis pas sûre que ce soit justifié.
Qu’en pensez-vous ?
Je crois que je m’embrouille à force de me questionner, haha !
Merci d’avance pour votre aide 🙂
Bonjour,
On peut bien dire ce que la règle et la logique de la règle donneraient, l’usage fait que l’on évite ici ce genre de constructions infinitives courtes et l’on dit en général : « Ils n’avaient pas de biens dont ils avaient à se soucier.«
NB il me semble de plus incorrect d’utiliser le verbe avoir de manière double pour deux acceptions différentes (avoir = posséder et avoir à = devoir) : Ils ne possédaient pas de biens dont ils devaient se soucier.
Je suis un peu étonné de lire que l’usage courant (ou verbal) rallongerait une construction. En général, c’est l’inverse qui se produit.
…et pourtant !
Vous auriez des cas dont parler ? Nous aurions des histoires dont rire ?
Après le pronom dont, l’infinitif seul est rare.
C’est vraiment difficile à apprécier. Il me semble que le total des occurrences de ces constructions est assez faible, dans la vie quotidienne comme dans les médias.
