RE: Majuscules dans la toponymie

Ecririez-vous :

– les Montagnes rouges / les montagnes Rouges / les Montagnes Rouges ?

(la pierre est riche en oxyde de fer)

– les Montagnes sauvages / les montagnes Sauvages / les Montagnes Sauvages ?

(elles sont rudes et inhabitées)

– le pays Cornu / le Pays cornu / le Pays Cornu ?

(ainsi nommé car infesté de monstres)

Merci.

Criquet Membre actif Demandé le 15 mars 2025 dans Général
5 Réponses

Les principes typographiques français à appliquer sont les suivants :
1. Vérifier si le toponyme n’existe pas déjà vraiment et si l’emploi d’un nom propre de fiction (imaginaire) n’en parasite pas un autre déjà connu pour le contexte donné ;
2. Affecter la majuscule au premier substantif et aux mots éventuels qui le précèdent dans le nom propre ;
3. Ne pas mettre de majuscule aux mots suivants (sauf un autre nom propre).

En conséquence, pour vos exemples :
– les Montagnes rouges ;
– les Montagnes sauvages ;
– le Pays cornu.
Autres exemples à cornes :
– les Sept Pics du diable ;
– la Croupe de sainte Dudulle ;
– la Grande Fourche noire.

NB Les traits d’union ne sont une exigence que pour des noms déjà existants et répertoriés comme tels dans une nomenclature officielle.

Chambaron Grand maître Répondu le 15 mars 2025

Cette règle s’applique pour beaucoup de cas en typographie, mais pas pour les noms géographiques. Ce n’est pas la règle qui est indiquée dans la majorité des codes typographiques ni celle qui est appliquée quasiment partout. La règle usuelle est : générique en bas de casse, spécifique avec majuscule (voir ma réponse plus détaillée).

le 15 mars 2025.

Il n’y a pas de raison « fondamentale » de faire déroger les toponymes.
Si les géographes se sont accordé le droit de transformer nombre d’adjectifs en « noms » propres et de déplacer la majuscule, on le leur pardonne volontiers. Mais il faut alors assumer les conséquences : si dans « mont Blanc », Blanc est le nom propre, alors on peut aussi parler de la « montagne Blanc » ou du « sommet du Blanc », ce qui ne me semble pas être le cas alors que ça l’est pour Kilimandjaro. Lorsque vous recherchez des informations, vous recherchez par « mont » pas par « blanc ».
Dans le cas où l’appellation n’a pas été sacralisée par l’usage, on revient donc au principe global, ce qui est le cas des exemples en objet de la question.

le 15 mars 2025.

Ce raisonnement s’entend, mais il n’engage que vous. Il va à l’encontre des principaux codes typographiques et de l’usage.
En fait, je reviens même sur ce que j’ai dit : cette règle que vous avez indiquée ne s’applique pas pour beaucoup de cas en typo. Au contraire, c’est plutôt la règle « générique en bas de casse et majuscule au spécifique » que l’on rencontre dans bien des domaines : pour les monuments, les universités, les écoles, les musées (quoique plus discutée ici), les organismes d’Etat (avec des spécificités organisme unique vs multiple), etc.

le 15 mars 2025.

J’ai donné mon sentiment sur l’appellation « nom générique » dans votre propre réponse. C’est un trompe-l’œil tardif qui n’a fait que semer la confusion, y compris entre typographes. C’est la raison d’autant d’interrogations sur ce sujet. Si le principe, clair et simple, était respecté, on ne se poserait pas la question en permanence avec des réponses éparpillées.
Il en va de même avec tous les cas cités (sociétés, institutions, écoles, etc.). Lorsque le nom propre est une raison sociale, c’est bien le prétendu « générique » qui porte la majuscule pour l’ensemble.
S’il est détachable, c’est le nom qui suit : le musée de l’Orangerie (= l’Orangerie, Paris)  mais le Musée folklorique norvégien (Oslo), le Musée de l’Homme, le Musée de l’illusion (Lyon).
Encore une fois, il faut distinguer les principes qui tiennent en quelques lignes des nombreuses incartades qui remplissent des volumes.

le 15 mars 2025.
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.