RE: Bonjour,Dans un des ouvrages que j’utilise, il est indiqué que la phrase suivante ne comporte pas d’erreur : Elle considère que nous pouvons parler aux personnes qui nous ont quitté si cela nous fait du bien.Je ne comprends pas pourquoi quitté ne s’accorde pas avec nous. Quelqu’un peut-il m’éclairer ?Merci
Bonjour,
Dans un des ouvrages que j’utilise, il est indiqué que la phrase suivante ne comporte pas d’erreur :
Elle considère que nous pouvons parler aux personnes qui nous ont quitté si cela nous fait du bien.
Je ne comprends pas pourquoi quitté ne s’accorde pas avec nous.
Quelqu’un peut-il m’éclairer ?
Merci
Bonjour,
c’est le « nous » qui sert à désigner l’ « individu universel », un usage assez fréquent dans des ouvrages de philosophie, de psychologie, etc. : »D’abord, arrêtons de penser que nous sommes seul au monde : c’est faux. Les autres existent. » (Bertrand Vergely, Dictionnaire philosophique et savoureux du bonheur, 1953)
La langue commune lui préfère le pronom « on«
Le nous dit de majesté ou de modestie est déjà délicat d’emploi, mais il ne renvoie qu’à une seule personne, ce qui justifie l’accord au singulier.
Je découvre cette notion de nous universel mais collectif qui suivrait la même logique. Je reste très sceptique et ne l’emploierais pas, même dans un ouvrage spécialisé.
Cet emploi survient lorsque l’auteur implique sa propre humanité dans une interpellation du lecteur. Au lieu de « Quand vous êtes confronté à la mort, vous vous sentez bien démuni.« , il dira « Quand nous sommes confronté à la mort, nous nous sentons bien démuni. » C’est plus qu’un nous de modestie utilisable pour se citer en tant que conducteur d’un protocole, c’est un nous où l’auteur s’inclut dans une affirmation généralisante qui ne peut cependant être vécue qu’individuellement.

Max
Eh bien, je ne comprends pas non plus.
Quel ouvrage est-ce ?