RE: Justification du choix de préposition devant un verbe. S’efforcer de/s’efforcer à.
Bonjour à tous,
Nous sommes d’accord sur le fait que si un verbe fait suite à « s’efforcer », nous pouvons utiliser, au choix, les prépositions « de » ou « à ».
Si l’on prend un exemple parfaitement comparable pour la discussion :
Je m’efforce de manger sainement
Je m’efforce à manger sainement
Les deux formulations sont justes.
Ce postulat m’amène… d’autres questions
Dans l’exemple cité ci-dessus, ma préférence irait vers la première option. C’est juste un ressenti, c’est donc très subjectif et je suis incapable d’en expliquer parfaitement la raison. Une autre personne préférera peut-être la deuxième option, cela lui sera également personnel.
Nos choix différents ne seront, ni l’un ni l’autre, inappropriés.
Donc (tadadam 😉 )… Quelle est la raison qui nous pousse à choisir, écrire l’une ou l’autre des versions ?
S’appuie-t-elle sur une règle ou juste sur un ressenti de nuance qui nous est propre ?
Et, donc… Quoi et pourquoi ?
… Parce qu’effectivement, je me dis que si les deux formes existent, il y a forcément une raison qui justifie (ou l’a justifié à un moment x) qu’elles existent toutes deux pour un même cas de figure.
Vos cheminements et, si elles existent, les règles concernant ce sujet précis, m’intéressent.
Merci par avance 🙂
NB. la préposition unique admise devant un nom, après s’efforcer, est « à ».
Il m’a été évoqué (à juste titre pour moi), que dans ce dernier cas de figure, cette préposition semble sous-entendre préférentiellement la nuance de tendre vers un but plutôt que celle de faire un effort/essayer.
Serait-ce une, ou la voie de réflexion à suivre pour le choix de préposition devant un verbe ?
Cela aurait été ma réponse (déjà) donnée je crois). Il y a une différence de sens entre les deux prépositions qui sont parfois en concurrence même si la nuance est ténue.
Certains verbes se construisent avec l’une ou l’autre préposition : « de » introduit généralement un nom, « à » un verbe
s’amuser de + nom / s’amuser à
jouer de + nom/ jouer à
répondre de / répondre à
servir de / servir à
s’occuper de / s’occuper à
Mais pour certains verbes, les deux prépositions introduisent un verbe, et à chaque fois, il y a nuance ;
commencer de / commencer à
continuer de / continuer à
Pour ces deux verbes. Je dirais : 1 le soleil a commencé/continué de décliner mais pas 2 il commence/continue de faire ses devoirs : pourquoi ? en 1 le soleil n’agit pas. en 2 c’est une action
se fatiguer de / se fatiguer à 1 on se fatigue de vivre toujours seul : cause – il se fatigue à essayer de lui expliquer: manière
s’efforcer de / s’efforcer à : 1 il s’efforce de terminer à temps : il essaie 2 il s’efforce à rester invisible : il fait des efforts
obliger de / obliger à (vieilli)
Bonsoir Tara,
J’avais vu votre réponse dans l’autre post (je vous y ai répondu en commentaire)
Votre cheminement m’a incité à poser cette nouvelle question, car elle est plus dirigée que la précédente.
En effet, cette fois-ci, le sujet n’est pas d’avoir confirmation de l’emploi indifférent de s’efforcer de ou s’efforcer à quand un verbe s’ensuit.
La question est devenue : « qu’est-ce qui nous incite à préférer l’une ou l’autre des prépositions, toutes deux admises autant qu’appropriées.
C’est en effet votre réponse qui est à l’origine de ce nouveau questionnement, et je vous remercie 🙂
Merci pour ce nouveau complément d’information
La question n’est pas de savoir quelle est l’origine de votre question.
Il me semblait que l’existence de sens différents expliquait peut-être en partie le choix qu’on fait plus ou moins consciemment.
Il me semblait également, comme vous, qu’une nuance pouvait en partie expliquer notre choix naturel, presque inconscient, entre les deux options.
Merci Tara
