RE: Dans « un fourmillement d’espèces vivantes s’activent » l’accord du verbe est-il acceptable
verbe
complément de nom
Il y a deux aspects dans cette utilisation de « fourmillement » comme numéral métaphorique :
– Celui de la vie de la langue. La langue est une création collective continue – la création la plus collective qui soit. Ce qui guide la vie de la langue, c’est le partage du sens.
– Les règles de son bon usage à un moment donné. Ce qui guide celles-ci est que l’acte de langage singulier ne détériore pas ce plus précieux capital collectif que nous possédions.
Disons alors que l’auteur de la proposition ici controversée visait à faire partager un sens qu’il n’a su exprimer mieux que par cette innovation. Mis en présence de la proposition, isolée de la phrase complète, des amoureux de la langue expriment des réserves argumentées. Dont acte. Il appartient à l’auteur et à l’éditeur de s’accorder si la phrase entière, avec « fourmillement » ainsi traité, produit un sens inédit manifestant la magie de la langue, ou s’il elle se signale d’abord par un mauvais traitement de celle-ci.
Remerciements pour vos éclairages !
