RE: Pourquoi ce n’est pas du subjonctif ?
Bonjour,
J’aimerais savoir si la phrase suivante est correcte et si oui, pourquoi ce n’est pas du subjonctif : <<Il me semble que tous les Français sont d’accord sur ce point.>>
Merci
Je comprends qu’on doive simplifier les explications et recommandations concernant le choix entre indicatif et subjonctif, mais je suis toujours gênée par le fait que des phrases échappent toujours ici ou là à ces tentatives de mise en règle.
En réalité le choix entre les deux modes est toujours d’ordre sémantique, dépend toujours de l’intention du locuteur et on ne peut pas se satisfaire des notions de doute et d’incertitude, dès qu’on creuse un peu.
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Je ne peux que rappeler ceci concernant les implications de ce choix entre indicatif et subjonctif
En disant que dans soient d’accord, le subjonctif soient exprime aussi le doute (comme dans « il me semble », on postule une redondance du sens.
Mais on peut y voir seulement (et plus justement) une compatibilité sémantique (de sens) entre, l’idée de doute et le type d’information qu’exprime le subjonctif.
[…]
L’état de choses à l’indicatif est donné en tant que fait même, le locuteur ayant précisément une intention informative : il veut signaler qu’il lui est manifeste (ici : ressenti comme réel) ou qu’il cherche à lui donner ce statut auprès de tiers. Il a un caractère informationnel de premier plan.
Il me semble que tous les Français soient d’accord sur ce point.
Inversement le subjonctif ne procède pas d’une intention d’intégrer le fait dans l’univers de croyances commune, mais le montre sous l’angle de ses implications.
Autrement dit ici, le fait n’est donné que comme objet de réflexion et non en tant qu’information concernant l’environnement cognitif.
Nuance certes dans des phrases isolées mais différence fondamentale quand elles sont prises en contexte. Les locuteurs ne s’y trompent pas et saisissent fort bien les implication du choix de l’un ou l’autre mode, à tel point que l’emploi du subjonctif peut apaiser une conversation un peu vive où les points de vue s’affrontent…
En effet, le seul fait d’utiliser le subjonctif peut montrer que le locuteur ne cherche pas à faire entrer dans l’environnement cognitif de son vis à vis, un fait dont il montre qu’il n’est qu’un sujet de réflexion.
Un -1 un peu ridicule et qui sanctionne des études sérieuses sur le subjonctif, travaux auxquels je me réfère (mais j’ajoute que ce n’est pas moi qui les conduis).
