RE: Nos grands auteurs
Nos grands écrivains ont beaucoup à nous apporter et même à nous apprendre, ça n’est plus à prouver, mais…
J’ai trouvé cet extrait dans un article intéressant sur le sujet (voir ICI) :
« Victor Hugo, dont l’œuvre n’est pas exempte de fautes d’accord, fit poliment remarquer à Lamartine qu’il avait laissé passer quelques incorrections. Ce dernier répondit : « Mon principe est cependant qu’il faut en faire en vers, sans cela la grammaire écrase la poésie. La grammaire n’a pas été faite pour nous ! »
Ma question est la suivante :
Devons-nous encore les citer sur ce site, en tant que référents, pour des questions de grammaire, de syntaxe, ou plus généralement de langue française ?
Ou bien faut-il estimer que certaines fautes sont « acceptables » dans la mesure où on les trouve chez nos grands auteurs ?
Bonjour Cathy,
Intéressante question.
Je suis persuadé que la plupart des oui-mais-selon-le-sens basés sur un exemple écrit par un « auteur » sont en réalité des erreurs que les auteurs, les relecteurs, les correcteurs et les éditeurs n’ont pas vues.
Ensuite est venu le temps des « justifications ».
Oui Ouatim,
Mais par exemple dans l’article que je propose, les auteurs de l’ouvrage soulignent des erreurs qui ne le sont pas forcément pour moi.
Par exemple dans « Le Pont Mirabeau » je ne suis pas d’accord avec leur analyse, à mon sens « nos amours » n’est pas pas du tout COD de « couler » :
Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
C’est même une évidence que masque certes l’absence de ponctuation.
Cathy,
je dois avouer n’avoir pas ouvert le lien que vous avez proposé ; ma réponse se basait sur des souvenir d’accords acceptés avec « en » comme COD antéposé, accords justifiés au moyen de citations piochées dans diverses publications.
Quant à Apollinaire, emporté sans doute par ses émotions, il aura sans doute décidé que fleuve et amours ne faisant qu’une seule coulée, l’accord sylleptique s’imposait. 😉
Non plus non…
Il est sur le pont Mirabeau, il regarde couler la seine et il se souvient de « nos amours », tout simplement.
