RE: « Buis bénit par le prêtre », est-ce un pléonasme ?
Dans un livre que je lis en ce moment, j’ai cette phrase : « Laure revoit sa mère disposer dans la maison les branches de buis bénies par le prêtre. »
Alors que j’aurais plutôt fait l’accord avec « buis » et écrit : « … buis bénit par le prêtre », l’auteur a fait l’accord avec « branches » ; je pense que ce dernier n’a pas fait erreur, car « buis bénit par le prêtre » me semble être un pléonasme.
En effet, dans le livre de Dominique Dumas « Le grand livre de l’orthographe, Certificat Voltaire », je trouve la phrase suivante : « Ils m’envoient chaque année un rameau de buis bénit. »
Qu’en pensez-vous ? La phrase aurait-elle pu s’écrire, tout simplement : « Laure revoit sa mère disposer dans la maison les branches de buis bénit. » La phrase de l’auteur comporte-t-elle une erreur ?
D’avance merci pour votre retour.
Le verbe bénir a deux participes passés et adjectifs : béni et bénit, qui, au féminin, donnent bénie et bénite. Comment choisir entre les deux ? Avec un « t », bénit(e) se dit de certaines choses (pain, eau), qui ont reçu la bénédiction d’un prêtre. L’adjectif est tiré du latin benedictum, qui a donné « benoît ». On écrit donc : pain bénit, eau bénite. Dans tous les autres cas, même s’il s’agit de la bénédiction de Dieu, c’est béni(e) qui convient. Exemples : un enfant béni, un jour béni, une maison bénie…
Astuces pour distinguer les deux formes :
« L’eau bénite, c’est un rite ! » ;
Le « t » final de bénit est contenu dans le nom prêtre.
Dans votre phrase, buis bénit ou branches bénites.
