RE: élision et pluriel.
Je sais qu’on écrit quoiqu’il ou quoiqu’elle, mais pourquoi n’écrit-on pas quoiqu’ayant ?
Après »beaucoup de » pourquoi dès fois faut-il accorder au pluriel et dès fois non.
Bonjour,
Sur l‘élision de quoique : selon l’usage traditionnel, rappelé notamment dans la dernière édition du dictionnaire de l’Académie, l’élision ne se fait effectivement pas de ce cas-là, puisqu’elle est limitée aux cas suivants : 
La BDL note que [d]ans l’usage contemporain, l’élision généralisée de lorsque, puisque et quoique est de plus en plus fréquente. Elle est recommandée dans plusieurs ouvrages, mais demeure facultative. On peut ainsi choisir d’élider lorsque, puisque et quoique devant tout mot commençant par une voyelle ou un h muet, comme on le fait avec d’autres conjonctions (par exemple, bien que, parce que et que) et avec la préposition jusque. Par souci d’uniformité, si l’on décide de suivre cette règle, il est recommandé de l’appliquer tout au long d’un texte ou d’une série de textes.
Robert en ligne entérine cet usage contemporain :
COMMENTAIRE :
La BDL n’est pas catégorique :« Exemples avec quoique :
– Quoiqu’encore insuffisants, les fonds amassés jusqu’ici serviront à la construction du nouvel hôpital. (ou : Quoique encore)
– Nous irons en camping pendant les vacances, quoiqu’Annie n’aime pas beaucoup dormir sous la tente. (ou : quoique Annie)
– Quoiqu’après m’avoir blessé elle se soit excusée, je suis toujours méfiant envers Émilie. (ou : Quoique après) »
De toute façon, pour moi et bien d’autres, l’Académie est « supérieure » aux ouvrages qui disent le contraire.
« QUOIQUE
(e final s’élide devant il, elle, on, un, une, et généralement devant enfin, en, avec, aussi, aucun) »
