RE: Accord du verbe avec des sujets coordonnés par la conjonction ou
Bonjour,
Extrait du Projet Voltaire
– Le verbe se met au singulier si l’un des deux termes exclut l’autre
(le président de la République ou le Premier ministre présidera la réunion),
– Le verbe se met au pluriel si l’idée qu’il exprime peut se rapporter aux deux sujets à la fois
(la fatigue ou l’imprudence sont à l’origine de bien des accidentsUn peu plus loin , on découvre les phrases suivantes :
La force ou la ruse devrait avoir raison de sa résistance.
Òu est la cohérence ? ( La force exclut-elle la ruse ? )
Heureusement, le jeu ou la lecture vont lui changer les idées ! (lorsque l’on joue on ne lit pas )
Qu’en pensez-vous ?
L’esprit de finesse ou de géométrie détermine la manière de gérer ce type de règle, aurait dit notre cher Blaise Pascal.
À mon sens, il ne s’agit pas là d’application mécanique, mais de mise en regard de différents éléments qui doivent beaucoup au contexte ou à des arrière-plans culturels.
Dans le premier cas par exemple, on fait jouer le fait qu’on oppose traditionnellement la ruse et la force face à un adversaire. Dans l’absolu, l’une n’exclut pas totalement l’autre, mais toute stratégie s’appuie plutôt sur l’une que sur l’autre. D’où le choix du singulier.
Dans le second exemple, l’idée est que le jeu ou la lecture alternativement vont lui changer les idées, sans préjuger que l’un prenne le pas sur l’autre. D’où le pluriel.
À chacun d’évaluer où penche la balance. Ce n’est pas toujours évident…
