Les crochets, […], signalant une coupure dans le texte
Les crochets signalent, lorsqu’ils encadrent trois points de suspension, […], une coupure dans le texte.
Lorsque la coupure concerne un ou plusieurs paragraphes, pour signaler un passage à la ligne, le signe […] doit-il se situer en fin de ligne précédente ou en début de ligne suivante ?
Exemples :
« Éloge de l’oignon
À qui appartient la langue française ? À personne, bien entendu. Ou plutôt à chacun d’entre nous, puisqu’elle est notre bien commun, que nous en sommes les dépositaires. Ni des linguistes péremptoires, ni des conseillers pédagogiques grisés de leur pouvoir, ni même une sémillante ministre de l’Éducation ne sauraient la tripatouiller ou se l’approprier de leur seule initiative. Ils ne disposent d’aucune légitimité pour cela. […]
Comme je les aime, ces braves, ces méritoires oignons qui ne demandaient rien à personne et que l’on a voulu malmener en dépit de leurs bons et loyaux services ! […] »
(Frédéric Vitoux de l’Académie française).
ou
« Éloge de l’oignon
À qui appartient la langue française ? À personne, bien entendu. Ou plutôt à chacun d’entre nous, puisqu’elle est notre bien commun, que nous en sommes les dépositaires. Ni des linguistes péremptoires, ni des conseillers pédagogiques grisés de leur pouvoir, ni même une sémillante ministre de l’Éducation ne sauraient la tripatouiller ou se l’approprier de leur seule initiative. Ils ne disposent d’aucune légitimité pour cela.
[…] Comme je les aime, ces braves, ces méritoires oignons qui ne demandaient rien à personne et que l’on a voulu malmener en dépit de leurs bons et loyaux services !… »
(Frédéric Vitoux de l’Académie française).
