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  • Grand maître Demandé 6 jours auparavant dans Question de langue

    Avec un infinitif, ou un substantif décrivant une action.
    Il s’agit souvent d’un processus, et c’est la préposition « de » qui est valide, introduisant un complément essentiel, et même dans certains cas un complément d’objet.
    — Je vous remercie de fermer la porte, d’intervenir, d’être intervenue, de porter attention à, d’avoir fermé la porte, d’avoir répondu, je vous remercie de votre soutien…
    C’est tout simplement la construction « remercier quelqu’un de » + complément obligatoire.

    Avec un simple complément facultatif.
    Pour des faits passés, ou pour des choses sans processus explicite, souvent on « remercie » + « pour », avec un verbe transitif uniquement vis-à-vis de la personne COD,  suivi éventuellement d’un complément.
    — Je vous remercie. Je vous remercie pour les fleurs. Je vous remercie pour votre réponse. Je vous remercie pour votre soutien l’année dernière…
    C’est tout simplement la construction « remercier quelqu’un » sans obligation d’autre complément, mais suivi éventuellement d’un autre complément.

    C’est quand un complément peut désigner une action (soutien = le fait de soutenir) ou une chose (soutien = marque de soutien) qu’on peut choisir si le verbe remercier est suivi d’un complément obligatoire tel un processus (je vous remercie de votre soutien, de me soutenir…) ou d’un complément explicatif facultatif (je vous remercie pour votre soutien).

    Vous voyez que ce n’est pas une question de préposition mais que c’est une question de sens du verbe.
    Concernent votre exemple précis.
    (a) — Je vous remercie de bien vouloir accorder une certaine attention à… je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien accorder à…
    (b) — Je vous remercie pour l’attention que vous avez accordée à…
    Ce sont des phrases très différentes, avec des sens différents du verbe.
    Je crois que votre subordonnée au futur n’est compatible qu’avec l’approche (a). Donc « je vous remercie de » et non « je vous remercie pour ».
    Une exception possible serait un « à l’avance » sous-entendu :
    (c)– Je vous remercie (à l’avance) pour l’attention que…

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  • Grand maître Demandé 6 jours auparavant dans Conjugaison

    Si vous pensez que l’indicatif est plus approprié à votre phrase pour bien traduire votre pensée, c’est qu’il est plus approprié. Si c’est plus clair, si c’est plus proche de ce que vous voulez exprimer, alors c’est mieux.

    C’est le mot « seul » qui vous inquiète ? On dit bien « seule cette porte a été ouverte », et non « seule cette porte ait été ouverte ». Avec une formule en « c’est », pour dire la même chose (parler de la porte), on conserve l’indicatif : « c’est la seule porte qui a été ouverte ». Le subjonctif « c’est la seule porte qui ait été ouverte » ne ferait que dégrader l’expression d’une pensée claire. Il n’apporterait aucune plus-value. Il n’aurait aucune justification. Il serait à vrai dire fautif dans ce sens car il cesserait de qualifier la porte.

    Vous pensez que « le seul » est un superlatif ? Mais non (comment peut-on inventer ça, comme dans une réponse avant la mienne ?), ce n’est qu’un article avec un adjectif. Si vous considérez une porte, et qu’elle est la seule à présenter certaines caractéristiques, écrivez : « c’est une petite porte que j’ai ouverte, il n’y a qu’une petite porte, seule la porte bleue est petite, la petite porte, la bleue, est la seule porte que j’ai ouverte. »

    Alors c’est une question de phrase négative ? Non. Tant que vous parlez de la porte, de ses caractéristiques (petite, bleue, étant la seule à avoir été ouverte) mais aussi de ses non-caractéristiques (non petite, non bleue, n’étant pas la seule à avoir été ouverte), utilisez l’indicatif.

    C’est quand vous parlerez du fait d’ouvrir des portes, et que « seul » sera clairement un complément du verbe et non un complément qualificatif du nom, c’est quand le mot « seul » désignera non pas la caractéristique spécifique d’une porte mais le fait que le procès du verbe se porte uniquement sur cette porte dans une étendue de choix possibles, de scénarios et d’hypothèses, c’est quand nous alignerons en pensée un infini de portes que nous pourrions ouvrir ou non, c’est dans ce cas qu’il faudra utiliser le subjonctif.

    Approche orientée objet :
    * Vous prenez une porte, et vous dites que c’est la seule porte qui… –> indicatif
    * Vous prenez un verbe, et vous restreignez sa portée à une porte… –> subjonctif
    Mais alors pourquoi le subjonctif dans une phrase négative ? Tout simplement parce qu’il est moins fréquent qu’on ait une approche orientée objet si on ne centre pas la phrase sur l’objet. Mais en réalité l’objet peut parfaitement être présent dans une phrase négative (j’ai vu l’objet A, mais aussi l’objet B, donc l’objet A, ce n’est pas le seul seul objet que j’ai vu).

    C’est donc une question de contexte ? Oui, mais le contexte que vous donnez n’aide pas à trancher. Il nous faut un contexte grammatical, un thème. Peut-être la phrase précédente, peut-être la suivante, difficile à dire. Par quel biais devons-nous approcher votre phrase ?
    Ce que vous devez préciser, c’est si le mot « seul » va au nom ou au verbe. Mais quand vous l’aurez découvert, ce sera tellement clair que vous n’aurez plus besoin de notre avis.
    * Le mot « seul » complète le nom ?
    — Il existe deux portes qu’elle a ouvertes dans sa vie : la porte A et la porte B. La porte A, ce n’est pas la seule porte qu’elle a ouverte dans sa vie, car il existe une autre porte qu’elle a ouverte dans sa vie.
    * Le mot seul complète le verbe ?
    — Elle a rencontré bien des portes dans sa vie, et en a ouvert beaucoup. Parmi toutes, la porte A est la seule qu’elle ait ouverte si facilement.
    Réfléchissez à votre utilisation du mot « seul » dans votre phrase. Mais la réponse à votre question est de toute façon très simple : si vous posez la question, c’est que vous avez parfaitement compris la différence, et la possibilité d’utiliser dans votre phrase le mode logique indicatif quand le mot « seul » qualifie un substantif et ne vient pas compléter un verbe. Oui, cette possibilité existe, à la forme affirmative comme à la forme négative, oui, utilisez-là librement, non, ce n’est pas une simple tolérance ou une nuance, oui, c’est peut-être dans votre texte le mode qu’il faut obligatoirement utiliser pour traduire votre pensée.

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  • Grand maître Demandé 6 jours auparavant dans Général

    Dans un compte rendu de séance, voici comment le secrétariat du Sénat et celui de l’Assemblée nationale indiquent les rires à la suite d’une intervention : parenthèse en italique, majuscule initiale et point final à l’intérieur de la parenthèse.

    Sénat
    Assemblée nationale

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  • Grand maître Demandé le 14 janvier 2022 dans Question de langue

    Vous nous demandez d’expliquer les théories fumeuses de Cécile Anjoux. Cette personne n’existe pas. L’auteur du Grevisse de l’étudiant est Cécile Narjoux. Elle a publié son livre 38 ans après la mort de Maurice Grevisse, et il est clair qu’il n’y a aucune continuité entre eux. C’est simplement une maison d’édition qui utilise le nom d’un mort pour promouvoir un auteur.

    Adjectif, c’est une nature, et déterminant, c’est un rôle syntaxique. La nature d’un mot, ça n’a aucune importance, ça ne sert à rien, ça n’existe pas en dehors des dictionnaires et autres listes, les mots n’ont pas de nature intrinsèque utile à considérer en grammaire. Un adjectif, c’est le mot qui a le moins de définition syntaxique possible. On peut utiliser un adjectif au sens du dictionnaire comme un nom (le beau), comme un pronom (tel qui…), comme un adverbe (tenons bon), comme un déterminant (trois matelots), comme un complément qualificatif (vélo rouge).

    Alors savoir si le mot « tout » est un adjectif ou un déterminant, la belle affaire… parlez-vous de sa nature ou de son rôle syntaxique ? Bref, arrêtez de chercher. Ce mot a de nombreuses utilisations, mais un adjectif ne devient pas déterminant, ni l’inverse… car « adjectif » est une notion lexicale, et « déterminant » est une notion syntaxique, et le mieux aurait peut-être été que ces notions ne se croisent jamais, ou en tout cas ne soient jamais associées, étudiées ensemble, au point qu’un professeur s’embrouille.
    Si votre Cécile Anjoux dit comme vous l’écrivez qu’un déterminant peut avoir une fonction d’adjectif, ce n’est pas vraiment qu’elle se trompe, c’est juste de la bêtise crasse. Ou peut-être est-ce une erreur d’inattention et a-t-elle inversé les mots pour dire qu’un adjectif peut avoir une fonction de déterminant ? De toute façon on ne devrait pas laisser publier des livres comme ça. Ou alors, elle a expliqué dans un premier chapitre sa définition personnelle du mot « adjectif ». Ou encore, vous avez mal recopié son analyse. Je ne comprends pas qu’une universitaire puisse se laisser aller à écrire « une fonction d’adjectif ». Mais a-t-elle même écrit son livre ? ou a-t-elle simplement vendu sa signature comme caution universitaire aux propriétaires de la marque Grevisse ?

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  • Grand maître Demandé le 13 janvier 2022 dans Accords

    Avec le futur antérieur « tout le monde aura compris », « il n’aura échappé à personne »… la fausse concordance est peut-être encore plus visible et donc encore plus ridicule. Mais elle est tout autant fautive avec les simples passés composés « tout le monde a compris », « il n’a échappé à personne »…

    Dès que vous avez un mot comme « aujourd’hui » dans la subordonnée, c’est que cette subordonnée ne dépend pas syntaxiquement d’une principale exprimée dans un système de temps passé, et il est donc hors de question d’appliquer la moindre concordance des temps mécanique.

    On dit :
    — Tout le monde comprit alors qu’on était ce jour-là un jeudi.
    — Il n’échappa alors à personne que l’école était en grève ce jour-là.
    Mais on dit :
    — Tout le monde a compris qu’on est (et non était) aujourd’hui jeudi.
    — Il n’a échappé à personne que demain ce sera (et non serait) vendredi.
    — Il n’a échappé à personne que l’école est en grève aujourd’hui.

    Si vous ne pouvez pas remplacer le passé composé par un passé simple, si vous ne pouvez pas remplacer « aujourd’hui » par « ce jour-là » ni « demain » par « le lendemain », alors la phrase globale n’est pas dans un système passé, et le passé composé de la principale n’induit pas un temps passé dans la subordonnée.

    Tara, qui a répondu avant moi, fait partie des plus ardents défenseurs de la non concordance des temps, jusqu’à l’absurde, du type « il expliqua que je viendrai demain »… Chaque fois qu’on lui présente une concordance obligatoire elle défend la possibilité de ne pas l’appliquer, en considérant que le système passé de la principale laisse la subordonnée libre de s’écrire dans un système présent, et pour une fois que la concordance est incorrecte, et qu’il faut rester dans le système du présent, elle défend une concordance artificielle au passé.

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  • Grand maître Demandé le 13 janvier 2022 dans Question de langue

    La locution « corps à corps » ayant un sens d’adverbe ou d’adjectif s’utilise telle quelle, sans traits d’union ni préposition.
    * adverbe : combattre corps à corps
    * adjectif : un combat corps à corps

    Cela peut aussi être un nom composé : un corps-à-corps, c’est un combat corps à corps. Dans ce sens, on peut écrire « ils s’affrontaient en corps-à-corps sanglants ». Mais « combattre en corps-à-corps », c’est le même pléonasme que « combattre en combat singulier ». Ce n’est pas très grave, car le pléonasme n’est pas une faute de syntaxe, mais ce n’est pas non plus le signe d’une pensée claire et précise.
    Si on parle du « corps-à-corps » comme d’un « type de combat », on pourra accepter « je combats principalement en corps-à-corps », comme on lit « nous chantons surtout en plain-chant », « je conduis parfois en conduite accompagnée », « il écrit en écriture inclusive »…

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  • Grand maître Demandé le 13 janvier 2022 dans Accords

    Vous écrivez que le verbe « être » est un auxiliaire, mais ce n’est pas le cas ici.

    — Julie est, avec Mathilde, ma seule maîtresse.
    Ce n’est pas valide, pour une raison de sens ? Donc votre première phrase n’est pas valide.

    — Julie sont, avec Mathilde, mes seules maîtresses.
    Ce n’est pas valide, pour une raison de construction ? Donc votre deuxième phrase n’est pas valide.

    — Julie avec Mathilde sont venues.
    Ce n’est pas valide ? Donc retenez que le mot « avec » ne sert jamais à additionner des éléments pour former un sujet pluriel.

    Concernant le pronom sujet « ce », s’il représente un singulier, le verbe se conjugue au singulier ; si le pronom « ce » représente un pluriel, le verbe se conjugue au pluriel (Julie, c’est… Julie et Mathilde, ce sont…). Rien à voir avec une écriture soutenue ou non.

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  • Grand maître Demandé le 12 janvier 2022 dans Conjugaison

    N’accordez pas « tenu » utilisé avec l’auxiliaire avoir. Le pronom « nous » est COI et ne commande aucun accord.

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  • Grand maître Demandé le 12 janvier 2022 dans Question de langue

    — Cette chose vaut moins que rien.
    On ne met pas de négation, mais c’est un cas très particulier, l’expression « moins que rien » voulant dire « vraiment très peu ».

    — Avant qu’il (ne) vienne.
    La forme logique est « avant qu’il vienne », mais la construction « avant que » fait partie de celles qui autorisent d’ajouter un « ne explétif » ; donc au choix.

    — On en trouve si peu.
    Certainement pas de négation. On trouve peu de champignons. On trouve beaucoup de champignons. Il n’y a pas de sens négatif dans la phrase. C’est sans doute la liaison « on en » qui fait penser à « on n’en », mais ce n’est qu’une liaison.

    – L’aéroport n’emploie pas moins de 56000 personnes.
    Oui, c’est une négation en « ne … pas ». Est-ce moins de 56000 personnes ? Non ce n’est pas moins de 56000 personnes.

    Cette réponse a été acceptée par francais. le 21 janvier 2022 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 11 janvier 2022 dans Accords

    Anna Schwoltz, dite le Bourreau des Carpates, et Alan Schwoltz, dit la Terreur des Carpates, ont été exécuté.e.s ce matin par l’Armée Inclusive du Peuple.

    J’ai regardé dans le Grevisse,
    * chapitre des syllepses : quand « l’accord contredit le genre et/ou le nombre du donneur théorique » (438)
    * section : « syllepses facultatives » (438 b)
    * sous-section « lorsqu’une femme porte un surnom ou un pseudonyme masculins, ou un homme un surnom ou un pseudonyme féminins, le sexe l’emporte d’ordinaire sur le genre grammatical » (438 b 2)
    * paragraphe « le genre grammatical subsiste mieux quand le nom contient l’article »
    On y trouve l’exemple de la fille appelée « le petit chaperon rouge », traité au masculin ; mais aussi l’exemple du surnom de Simone de Beauvoir « le castor » traité au féminin ; il y a différents exemples contradictoires, en nombre trop restreint pour établir une règle.

    Concernant « le Spectre » surnom d’une femme, je penche pour le masculin (surtout si tout le monde ne sait pas que c’est une femme ou si cela n’a pas d’importance), à cause de l’article.
    Est non valide syntaxiquement toute phrase qui change le genre du sujet en cours de route. On n’écrit pas « le témoin est blessée » ni « le témoin étant blessé, elle est soignée », ni « Le Spectre était plein de ressources et elle se releva sans mal ».
    La seule syllepse possible est de considérer une fois pour toutes que tel nom ayant tel genre sera accompagné autrement que par un accord syntaxique. Pour un même surnom, titre, nom, pseudonyme, vous devez faire un choix précis et définitif pour l’ensemble du texte. Ce n’est pas au niveau de chaque phrase que vous devez vous interroger. Dans votre exemple, il y a un « le » dans la désignation. Voici comment je vois les choses :
    * si vous mettez une majuscule à « le », article partie prenante du nom ou du surnom, alors accordez au féminin pour des femmes : « Le Pen et Le Maire sont candidates », « j’ai trouvé Le Spectre très avenante ».
    * si vous ne mettez pas de majuscule à « le », alors c’est un article jouant son rôle syntaxique dans la phrase, introduisant un nom de genre masculin, et ce n’est pas un cas de syllepse possible. C’est seulement plus loin dans le texte, et avec les explications nécessaires, que vous pouvez utiliser le féminin (le témoin et le Spectre se sont rencontrés ; la vie a passé ; cette année elles se sont mariées).
    Enfreindre la règle de l’accord syntaxique avec un nom précédé d’un déterminant genré, c’est passer au niveau du nom propre incluant le déterminant. C’est un choix de l’auteur.

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