RE: Mes chats, je les ai laissé ou laissés dormir.

Répondu

Je croyais que le participe passé des  verbes laisser et faire employés comme semi-auxiliaires et suivis d’un infinitif ne s’accordait jamais, indépendamment du cod placé avant le verbe et faisant l’action de l’infinitif.

Merci de m’éclairer.

Prisca Amateur éclairé Demandé le 26 mars 2020 dans Accords

Je les ai laissé dormir -selon réforme de 1990
Ou
Je les ai laissés dormir. Ancienne logique, voir réponse.

le 26 mars 2020.
4 Réponses
Meilleure réponse

Note : Avant la réforme de 1990, des spécialistes de la langue, dont Littré, avaient déjà proposé de laisser invariable le PP laissé suivi d’un infinitif.

Pour la énième fois, on ne peut pas dire que « Le participe passé du verbe « laisser » suivi d’un infinitif est – depuis la réforme de 1990 – invariable.
En effet, l’application de cette réforme n’est pas obligatoire. C’est si vrai que l’Académie française(qui a approuvé l’invariabilité dans ce cas en tant que POSSIBILITE, n’a pas renoncé à l’accord :

Dict., art. laisser, in fine :

« Remarque
Les exemples ci-dessus* respectent la règle habituelle d’accord du participe passé suivi d’un infinitif. Cependant, l’application de cette règle étant parfois malaisée, particulièrement dans les formes pronominales, et l’accord restant incertain dans l’usage, on pourra, comme pour le verbe faire, généraliser l’invariabilité du participe passé de laisser dans le cas où il est suivi d’un infinitif. Il est donc possible d’écrire : Elle s’est laissé mourir comme Elle s’est fait maigrir ; Je les ai laissé partir comme Je les ai fait partir.

Orthographe

Peut s’écrire on les a laissé mourir ; ils se sont laissé mourir de faim, de soif ; je les ai laissé aller ; je ne les ai pas laissé faire, selon les recommandations proposées par le Conseil supérieur de la langue française.

[règle §5] Participe passé de laisser suivi d’un infinitif ».

* Ex. : Ils se sont laissés  mourir de faim, de soif. On les a laissés  mourir. 

Ma conclusion :

Ne pas être catégorique (dire On peut; il est possible de**), d’autant que des auteurs et des écrivains font encore l’accord de laissé suivi d’un infinitif.

** comme l’écrivent  l’Académie française, H. Briet (L’accord du participe passé, coll. « Grevisse Langue française », p. 202, etc.). La BDL va dans le même sens. 

Bonne nuit.

Prince Grand maître Répondu le 26 mars 2020

Joëlle,  je viens juste  de lire votre dernier message : on est donc finalement d’accord.  🙂

le 26 mars 2020.
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.