Concernant les accords du participe passé dans des phrases relatives

Bonjour.
Concernant les accords du participe passé dans des phrases relatives :

1. Elle s’est (souvenu) qu’elle avait un rendez vous.
2. Ils se sont (souvenu) qu’ils avaient oublié la clé.

Est-ce que les relatives « qu’elle avait un rendez-vous »  et « qu’ils avaient oublié la clé »  seraient les COD (de chaque phrase) et donc, il ne faudrait pas faire l’accord ?

Très reconnaissante.
H.

Helena Membre actif Demandé le 27 mars 2015 dans Accords
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18 réponse(s)
 

Bonjour,

Ne vous compliquez pas l’esprit en cherchant à analyser la phrase que vous proposez.
Vous devez simplement savoir que certains verbes essentiellement pronominaux peuvent exister sous une autre forme mais avec un sens différent.
C’est le cas du verbe s’apercevoir qui signifie : remarquer ou se rendre compte alors que apercevoir signifie entrevoir.
Il en va de même du verbe se résoudre qui signifie: décider de alors que résoudre signifie trouver une solution.
Dans ces verbes le pronom réfléchi  se ou s’ n’a pas de fonction analysable.

Le participe passé des verbes essentiellement pronominaux s’accorde toujours avec le sujet.

Exemples:
Les romains se sont emparés de la Gaule.
Elle s’est repentie de ses erreurs.
Elles se sont souvenues  de nos promesses.
Ils s’en sont allés tristement.

Attention!
Accord du participe passé du verbe s’arroger. L’accord se fait non pas avec le sujet mais avec le Cod si celui-ci est placé avant lui.
Exemples:
Les droits qu’elle s’est arrogés.
Mais
Elle s’est arrogé la permission de minuit.

Remarque:
Les participes passés des verbes s’en donner et se rendre compte sont invariables.
Exemples:
Ils s’en sont donné à coeur joie.
Elle s’est rendu compte de son erreur.

czardas Grand maître Répondu le 28 mars 2015
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La relative n’a pas d’impact sur l’accord ici.
Vous avez un verbe pronominal « se souvenir » , verbe essentiellement pronominal, l’accord doit être fait avec le sujet :
elles se sont souvenues, ils se sont enfuis, je me suis évanoui(e), etc.
L’exception à cette règle est le verbe s’arroger : on accorde avec le COD s’il est placé avant et jamais avec le sujet.
Elles se sont arrogé des droits. / Les prérogatives qu’elles se sont arrogées. (car prérogatives est le COD placé avant)

Les verbes pronominaux de sens passif, de sens réfléchi et de sens réciproque :
l’accord se fait en général avec le sujet sauf si le COD est placé avant et sauf si le verbe n’accepte pas de COD.
ils se sont battus ; elles se sont lavées mais elles se sont lavé les mains, et ils se sont parlé.
Des approfondissements sont-ils nécessaires ?

Je souhaite vous préciser que « elle s’est souvenue » est la principale de votre phrase, la relative lui est subordonnée. 

joelle Grand maître Répondu le 27 mars 2015
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Merci beacoup pour votre réponse, Joëlle.

Je suis espagnole et j’adore le français. J’avais completement oublié la règle à propos des « verbes essentiellement pronominaux »,  car ma réflexion sur le NON-accord du participe passé avec le COD placé derrière,  s’était bel et bien interposée… (en tout cas, subordonnées ou non, il me semble qu’il s’agisait des COD, les phrases relatives des exemples donnés, alors je me suis embrouillée ou plutôt le français m’a confondue 🙂

Dorénavant je me rappelerai toujours de votre claire réponse.  Et vous m’avez bien appris que l’exception à cette règle (« les verbes essentiellement pronominaux obligent à faire l’accord ») est le verbe « s’arroger ». Je vous en remercie.

Quant au reste des accords, je les comprenait bien  (ou bien je ne me suis pas encore affrontée aux cas les plus difficiles ?).

¡Muchísimas gracias!

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015

Buenos dias  Helena,

Il est convenu que l’on ne doit pas dire se rappeler de quelque chose, parce que rappeler comme appeler est verbe transitif direct.

« Je me rappelle les bonnes vacances de l’an dernier.»
« Je ne me rappelle pas son nom.»
On dit en revanche:
« Je me souviens des bonnes vacances de l’an dernier.»
« Je ne me souviens pas de son nom.»

De ce fait, on dira:
« Je me le rappelle ou je m’en souviens, mais surtout pas je m’en rappelle .

D’autre part, au futur comme au conditionnel présent le verbe rappeler prend deux(2) L à toutes les personnes.

Je me rappellerai

le 27 mars 2015
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excusez-moi : je voulais dire :  (…)  le NON-accord du participe passé quand le COD est placé derrière (…)

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015
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P.S. Je les comprenaiS bien (il faut bien faire attention avec votre langue !)

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015
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Bonjour à nouveau,

Mes excuses,
j’avais tapé le même verbe, alors que mon deuxième exemple prétendait un verbe différent au premier (à  se souvenir, essentiellement pronominal). Voici le cas :

2.  Ils se sont (aperçu) qu’ils avaient oublié la clé.

Puis-je comprendre que, « accidentellement pronominal », s’apercevoir  doit ici se comporter, en matière d’accord du participe passé, comme s’il était conjugué avec l’auxiliaire « avoir » : invariable parce que son complément d’objet direct est placé après lui  (COD= la phrase relative subordonnée  « qu’ils avaient oublié la clé ») ?

Très reconnaissante,
H.

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015
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Vous avez très bien compris sauf que :
On s’aperçoit de qq chose, si bien que votre complétive est plutôt COI et que le pronom se dans s’apercevoir peut s’analyser comme le cod placé avant.
Bravo pour votre persévérance dans notre langue !

joelle Grand maître Répondu le 27 mars 2015
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Cher Czardas, merci : Dorénavant je me rappellerai toujours  votre réponse claire.

Comme Espagnole je vous avoue qu’il faut vraiment faire très attention quand nous écrivons en français, car même en sachant que « rappellerai » a deux  « L »,  je ne les ai pas tapés !

Se rappeler quelque chose ou quelqu’un.  Parfait !

Très cordialement,
H.

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015
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Bonjour à nouveau,

Mes excuses,
j’avais tapé le même verbe, alors que mon deuxième exemple prétendait un verbe différent au premier (à  se souvenir, essentiellement pronominal). Voici le cas :

2.  Ils se sont (aperçu) qu’ils avaient oublié la clé.

Puis-je comprendre que, « accidentellement pronominal », s’apercevoir  doit ici se comporter, en matière d’accord du participe passé, comme s’il était conjugué avec l’auxiliaire « avoir » : invariable parce que son complément d’objet direct est placé après lui  (COD= la phrase relative subordonnée  « qu’ils avaient oublié la clé ») ?

Très reconnaissante,
H.

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015
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Il y a eu un débat des académiciens dans notre langue (l’espagnol) à propos des analyses syntactiques (et à propos des prépositions obligées après certains verbes dans des phrases relatives).

En français (si je ne me trompe pas):
Apercevoir quelque chose (donc, quelque chose= COD)
Mais, en étant réflexif le verbe :     S’apercevoir de quelque chose.

Je le savais. Mais ma réflexion  était (c’était ça qui m’a fait douter) :

Comme « votre » relative  n’est pas : ils  se sont (aperçu de) qu’ils avaient oublié
MAIS
ils se sont (aperçu) que…    on dirait que la relative ici est COD (que=quelque chose)

En Espagne, ça fait partie du débat dont je vous parle.
À mes yeux d’espagnole  c’est une sorte de ruse dans votre langue, de ne pas le considérer ainsi ( ici, c’est mon ignorance de votre très belle et complexe langue qui parle).

Toutes mes excuses si je vous embrouille.
Merci pour les encouragements !
Bonne soirée.

Helena Membre actif Répondu le 27 mars 2015

Il se sont aperçus qu’ils avaient oublié la clé : il n’y a pas de relative mais une complétive.
La subordonnée relative se rapporte à un nom commun uniquement.

le 28 mars 2015
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